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Retour sur :
le « rôle moteur » pour ne pas perdre son poste (
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Les modalités de l’évaluation de la valeur professionnelle (
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* Dialogue social biaisé (euphémisme)

Mammouth déchainé. —
Alors que s’annonce l’application de la LOLF dans les collectivités territoriales (dégraissage en perspective pour garder leur triple A car elles sont aussi cotées par les agences de notation), voici une subvention qui apparaît à bon compte.

Suite aux mesures nouvelles relatives au dialogue social,
la région Poitou Charentes propose de donner aux organisations syndicales une subvention de fonctionnement non négligeable (en temps de crise) de 400 000 € (tout de même). Et comme il ne faut pas qu’il y ait de favoritisme, tous (ou presque, tiens, pas tout à fait) en reçoivent une partie.

Il s’agit de « soutenir le développement du dialogue social », ce que pourtant n’oblige pas la loi (mais ce qu’elle rend désormais possible).

Soutien non négligeable puisque les unions locales recevraient (« sur projet ») :
pour la CGT : 112 000 € ; pour la CFDT : 96 000 € ; la CFTC : 32 000 € ; la CGC 32 000 € ; FO : 80 000 € ; la FSU : 16 000 € ; l’UNSA : 32 000 €.

Le mammouth déchaîné publie ce jour le projet de délibération (avant qu’il ne disparaisse du site du Conseil régional). Le voici en pdf :
S18

Voilà pour le conseil régional de quoi s’assurer les lendemains qui chantent.

On soutient les syndicats ou on les musèle ?


* Droit de réserve - ferme ta gueule.

Nord-éclair -Peut-on faire part de ses états d'âme à son député sans crainte de sanction ?

Une prof de Gondecourt a envoyé une lettre au député Huyghe mettant en cause le président de la République. Elle conteste au tribunal administratif la sanction infligée par le rectorat.


De la « délation ». C'est la première chose à laquelle a songé Karin quand elle a compris que sa lettre, destinée en février 2011 à Sébastien Huyghe « personnellement, en tant que citoyenne à son député », a atterri sur le bureau de son employeur. C'est-à-dire la rectrice de l'académie de Lille. Un courrier dénonçant les « violences faites au quotidien aux profs » et « que j'avais écrit dans un moment d'exaspération », explique la professeure agrégée d'allemand au lycée Marguerite de Flandre de Gondecourt.
Sur deux pages, elle déplore les suppressions de postes, les heures supp' « quasi obligatoires », « toute cette ambiance délétère », dans un style - il faut le dire - très enlevé, virulent voire violent. Exemples : « Votre savoir-faire de petit perroquet sarkozyste », « une destruction programmée et systématique de la fonction publique », « la m....sarkozyenne », « j'en ai assez de perdre une journée de salaire (...) pour entendre dire après coup par un trou du c.. gouvernemental quelconque que la rue ne gagnera pas ». Soit. L'affaire aurait pu s'arrêter là - « quoi que la lettre n'aurait pas dû être envoyée au rectorat », souligne Karin. Au pire la prof s'attendait-elle à un blâme.

« Un professeur efficace »
Sauf que. Convocation fissa chez le directeur des ressources humaines du rectorat. Il l'informe que l'entretien portera sur « votre situation professionnelle ». Karin dit n'avoir « rien à me reprocher » sur son travail. Ses rapports d'inspection confirment : « Un professeur confirmé », qui « dispense un enseignement efficace, bien servi par ses qualités de germaniste » . On lui annonce en fait ce 18 mars qu'il va y avoir une « procédure de discipline ». À cause dudit courrier.
D'après le rectorat, Karin serait
sortie de son droit de réserve en « critiquant la politique gouvernementale de manière très agressive » et en « mettant en cause le président de la République, le ministre de l'Éducation nationale et le recteur en des termes particulièrement grossiers et offensants ». « En tant que fonctionnaire, on ne peut pas dénigrer sa propre institution », insiste Marc Gosselin, directeur de cabinet du rectorat. Pour lui, « peu importe la manière dont le courrier est arrivé chez nous ».

Sur le droit de réserve des fonctionnaire, qui n’existe pas vraiment, on a déjà fait le point là.


* Autoflicage. Traitement automatisé de données à caractère personnel permettant la consultation des absences des élèves des établissements publics du second degré.
Sur le site de
légifrance.

autoflicage

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