Au rapport

* Bilan des avis sur le rapport Descoings :

En vrac :

Sgen-CFDT, est pas content parce que cela ne va pas assez loin :
"La démarche employée par M. Descoings (...) était prometteuse, elle débouche cependant sur des propositions décevantes car trop en deçà des attentes".
"Ses préconisations ont peu de lien entre elles, et les changements nécessaires à leur mise en oeuvre sont passés sous silence (...) L'évolution du métier enseignant est renvoyée à l'issue d'un énième débat proposé sans pistes de discussions".
"Un second temps de refondation complète du lycée doit être mis en perspective et des négociations sur le métier enseignant doivent s'ouvrir sur un calendrier précis".


Snalc-Csen est content :
"
Le rapport Descoings pourrait enfin créer, s'il n'est pas déformé par la suite, les conditions d'un retour à une véritable concertation sur l'avenir du système d'éducation".
Il "implique l'ouverture d'une nouvelle phase de concertation sereine et sans précipitation".
Toutefois, le syndicat "considère que les orientations générales coûteuses du rapport esquissent une politique d'éducation trop ambitieuse et trop onéreuse pour s'intégrer, sans dommage, dans le cadre des suppressions de postes actées pour les rentrées à venir".


Le
SNES, se félicite :
« Ce texte révèle ainsi peu de propositions concrètes. Le SNES se félicite néanmoins que ce qu’il a porté avec la profession à l’automne dernier soit repris par le chargé de mission »
Le SNES partage la volonté d’intégrer à la réflexion toutes les dimensions du lycée : structures, contenus et pratiques d’enseignement, place de l’orientation, temps et vie de l’élève, même s’il constate qu’elles semblent principalement fondées sur les ressentis des jeunes.


La FCPE (première fédération de parents d'élèves),fait de la langue de bois
"Le rapport de Richard Descoings sur la réforme du lycée a le mérite de dire haut et clair que le préalable à cette réforme, ce sont les objectifs qu'on lui assigne".
Elle se dit "prête à entrer dans une large concertation sur la réforme du lycée (...), condition indispensable à la construction commune d'une transformation du lycée".


Apses (association des professeurs de sciences économiques et sociales) rentre dans le rang.
"Richard Descoings confirme la nécessité de faire de l'enseignement de SES en classe de seconde, un enseignement obligatoire comme l'avait annoncé Xavier Darcos avant de suspendre la réforme du lycée le lendemain".
"
Cette préconisation de rendre la découverte des SES obligatoire en seconde ne pourra qu'améliorer l'orientation des élèves", ajoute-t-elle.

FO (le SNFOLC, spécialiste des danses du même nom), fait sa réponse. A vous de la comprendre :
Dans l’immédiat, le SNFOCL demande audience au ministre : une véritable discussion ne saurait s’ouvrir sur la base préalable du maintien des suppressions de postes (plus de 40 000 dans l’Education nationale de 2008 à 2010, très majoritairement dans les lycées et collèges) et de la redéfinition des obligations de service des enseignants.

A suivre (enfin si vous arrivez à suivre justement...).


* Inspecteurs, des postes de mieux en mieux inféodés aux objectifs économiques du ministère :

Nouvelle circulaire qui vient de sortir au BO. Extraits de la circulaire dont on voit tout de suite les répercussions sur les pratiques d’enseignement. C’est pour ceux qui croient encore à la liberté pédagogique.

Missions des corps d'inspection : inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux et inspecteurs de l'Éducation nationale affectés dans les académies
NOR : MEND0910498C
RLR : 631-1
circulaire n° 2009-064 du 19-5-2009
MEN - DE B2-2

Les corps d'inspection se voient confier prioritairement, par l'autorité académique, des missions contribuant à l'amélioration constante de l'acquisition par les élèves des savoirs et compétences définis par les programmes pour les différents niveaux d'enseignement.

Cadres supérieurs de l'institution scolaire, ils contribuent au pilotage du système éducatif et à l'atteinte par celui-ci des objectifs quantitatifs et qualitatifs fixés par le ministre et par la représentation nationale (LOLF).
(...)

Le cadre de l'action des corps d'inspection : I.A.-I.P.R., I.E.N-E.T., I.E.N.-E.G., I.E.N.-I.O., I.E.N.-C.C.P.D., est le projet académique arrêté par le recteur. En fonction de ce projet le programme de travail académique (P.T.A.), défini par le recteur et le correspondant académique de l'inspection générale de l'Éducation nationale établit les priorités pédagogiques et éducatives de l'académie et fixe des objectifs quantitatifs et qualitatifs aux corps d'inspection en matière d'amélioration de la qualité des enseignements et des résultats scolaires.
Le P.T.A. précise ces objectifs par discipline ou spécialité, dans des territoires identifiés.

Chaque inspecteur se voit fixer, dans sa lettre de mission et pour une durée précisée, des missions prioritaires, reposant sur une
analyse préalable de la situation des enseignements dans l'académie et dans les différents territoires, écoles et établissement qui la constituent.
L'appréciation, par le recteur, de la manière de servir des inspecteurs est référée à la lettre de mission.

Les inspecteurs procèdent à l'évaluation des enseignements, des écoles et établissements ou à celle de champs disciplinaires ou éducatifs : L'inspection individuelle des enseignants dans leur classe est essentielle pour vérifier la qualité de l'enseignement dispensé.
Elle l'est aussi pour assurer le pilotage de l'action éducative dans l'académie. Elle permet une observation fine et une connaissance approfondie de l'état des disciplines et des activités de l'école ou de l'établissement.

Un soin particulier est apporté au
suivi des évaluations nationales et à l'analyse des résultats aux examens. En la matière, l'expertise des inspecteurs ne se limite pas à dresser des constats. Les corps d'inspection ont le devoir de conseiller les professeurs, d'impulser et d'encourager les «bonnes pratiques». La liberté pédagogique dont bénéficient, pour organiser leur enseignement, les personnels enseignants de l'enseignement scolaire, dans le cadre notamment des dispositions des articles L. 921-1-1 et L. 311-3 du code de l'éducation, ne sera pas le prétexte de pratiques qui font obstacle à l'acquisition des savoirs.


* Chaire CNRS/ Microsoft et développement durable.

Cela fait beaucoup de gros mots tout cela...



CNRS - Paris, 3 juin 2009

Lancement de la chaire « Microsoft-CNRS » Optimisation et Développement Durable de l'Ecole Polytechnique

Microsoft, le CNRS et l'Ecole Polytechnique se sont associés pour créer la chaire «Optimisation et Développement Durable». Inaugurée officiellement le 3 juin 2009, celle-ci vise à développer des techniques et des outils d'optimisation qui pourront être appliqués à des problèmes réels liés au développement durable.

La création de la chaire « Optimisation et Développement Durable » (OSD) est
le fruit d'une rencontre entre la politique de recherche ouverte de Microsoft Research, qui le conduit à se rapprocher du monde académique, et la volonté du CNRS et de l'Ecole Polytechnique de tisser des partenariats industriels.

Ce partenariat est également une conséquence concrète de « l'effet de cluster » que l'on peut attendre du pôle de recherche du plateau de Saclay où est présent Digiteo Labs, le premier Parc de recherche d'envergure mondiale dans le domaine des sciences et technologies de l'information en Ile-de-France.