Compétence d'avenir : "rôle moteur"

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* Pour ne pas « sauter », ayez le « rôle moteur »

Préfiguration d’une gestion encore plus déconcentrée des enseignants ?


C’est la perspective qu’offre le rectorat de Besançon aux enseignants de STI2D qui voient leur poste supprimé. Il n’y a plus désormais de « dernier arrivé », mais
le choix du candidat au départ se fera en fonction de l’évaluation du « rôle moteur » (ou pas) de l’enseignant. C’est celui qui sera le moins moteur qui partira.

Ainsi ledit rectorat ajoute une règle au régime général qui définit habituellement le nominé à l’obtention d’une mesure de carte scolaire. Certes, il y a appel au volontaire, puis aux règles de l’ancienneté dans le poste.
Et il en ajoute une autre, liée au fait que «  l’application de ces règles ne doit pas se faire en méconnaissance de l’intérêt du service. La prise en compte de cet intérêt du service peut parfois prendre une résonance particulière dans certaines situations, et notamment lorsque le nécessitent les conditions de fonctionnement d’une filière professionnelle donnée, ou d’une filière concernée par une rénovation pédagogique (STI2D, STL...) ou une évolution structurelle ».

Et de poursuivre dans une note annexe : » plus particulièrement dans ces voies technologiques et professionnelles, la prise en compte de l’intérêt du service peut impliquer qu’il soit fait exception à certains de ces principes Il serait en effet contraire aux nécessités du service que des enseignants jouant un rôle moteur ou appelés à jouer un tel rôle dans le fonctionnement d’une filière soient concernés par une mesure de carte scolaire. »


Puis de préciser les choses :

Rôle moteur


* Héroïsme scolaire dans le Lot:

l'IA protège les professeurs contre les dangereux parents...

Que des parents d'élèves manifestent tout nus, passe encore...(source). Mais qu'ils occupent les bureaux d'un collège, c'est évidemment très grave et l'inspecteur d'académie du Lot ne pouvait pas laisser passer cela, d'autant que les professeurs, assurent l'IA sans rire,  avaient très peur (que les parents se déshabillent?) et devaient donc être protégés contre les dangereux parents!

source "Ces parents, regroupés dans un collectif qui multiplie depuis quelques semaines les actions médiatiques, ont été convoqués lundi dernier chez les gendarmes à la suite d'une plainte déposée par la principale du collège de Latronquière.

Le 3 février, quelques dizaines de parents, élus et habitants, inquiets du risque de suppression d'une classe à la rentrée prochaine, ont entrepris d'occuper les bureaux du collège.
Ils ont donné une conférence de presse qui se voulait humoristique sur la neige: torses nus derrière les panneaux routiers de leurs communes, ils ont exposé leurs revendications à la manière d'une organisation clandestine, avec des cagoules d'enfants sur la tête.

"On a perdu trois classes sur sept en trois ans"

Au cours des semaines précédentes, certains de ces parents avaient déjà fait parler d'eux en allant manifester devant la préfecture et l'inspection d'académie à Cahors, nus derrière les mêmes panneaux, pour signifier le grand dénuement de l'école.

Mais, cette fois, le collectif est allé trop loin, a dit à l'AFP l'inspecteur d'Académie. Il "a envahi le collège avec des journalistes, les personnels de la communauté scolaire - professeurs, secrétaires - se sont sentis menacés, ont même pris peur", a dit Jean-Claude Fessenmeyer, "il m'a semblé qu'il fallait que je protège cette communauté scolaire comme les autres et donc j'ai demandé au chef d'établissement de porter plainte pour cette intrusion non autorisée dans un établissement pour prendre en otage le personnel".

Olivier Bonnaud, un des chefs de file de la mobilisation, a réfuté cette description de l'évènement en protestant de son caractère bon enfant.Dans ce secteur très isolé et très rural de moyenne montagne, à des dizaines de kilomètres de Figeac ou Aurillac,
"on a perdu trois classes sur sept en trois ans, et il faudrait qu'on soit content ? (...) Ben non ! On n'est pas content et on le manifeste, pacifiquement", a-t-il dit.


* Faut se faire à l’idée : perspectives grecques :

Info glanée dans des témoignages de Lemonde.fr
: « Le salaire mensuel net [d’un enseignant de l’éducation nationale grecque] en début de carrière était l'année dernière de 1 114 euros, mais sera baissé a 660 euros le mois prochain pour 21 heures d'enseignement hebdomadaire.

J'ai 32 ans et je suis enseignant de langue grecque dans une école publique. Jusqu'en septembre, je gagnais 1 200 euros par mois. Je parle six langues, j'ai un doctorat en philologie, soit douze ans d'études, et je dois désormais survivre avec 750 euros par mois. Après avoir payé les dépenses de première nécessité, il me reste soixante-dix euros pour vivre. Soixante-dix euros pour aller chez le médecin, pour acheter des vêtements ou des livres, boire un café, aller au cinéma ou affronter un imprévu. »


* Ubu, sors de ce corps !

Recomposition ou décomposition syndicale ?

Après avoir vu l’ancien dirigeant du
SNALC (B. Kuntz) partir à FO avant les dernières élections pro, après avoir vu la bérézina prise par le SNALC (jadis « deuxième syndicat » des lycées et collèges), après avoir lu, récemment, que le programme du SNALC était proche des propositions du Front de Gauche, puis après avoir lu que finalement, pour le SNALC, les propositions de Bayrou c’était mieux en fait, aujourd’hui : le bureau académique de Versailles dudit SNALC, a fait connaître à ses adhérents sa démission, et son passage avec armes et bagages à FO. FO, bien tenu par les lambertistes du POI (Schivardi, vous vous souvenez ?), auront à coeur de remettre dans le droit chemin tous ces « profs de droite », comme ils aimaient à se présenter il y a encore quelques années.

Allez comprendre... Ils doivent avoir beaucoup d’humour. Trop même, sans doute.

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