Diplômes tres catholiques

* Trop ? sûrement même. Les diplômes universitaires catholiques reconnus par l'Etat. De quoi relancer la guerre scolaire (c'est pas possible, ils le font exprès au gouvernement).


Ouest-France - L'an passé, Nicolas sarkozy jugeait "dommageable" que les diplômes des universités catholiques ne soient pas reconnues par l'État français. Depuis hier, les choses ont évolué. "Les diplômes sont maintenant reconnus de part et d’autre", s’est félicité Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes, au moment de signer avec Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les États, un accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur catholique.

Historique

"
Cet accord a pour objet de reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège et de faciliter les différents cursus universitaires", a indiqué le Quai d'Orsay.

Cette reconnaissance est historique. Elle revient sur une situation d’infériorité de l’enseignement supérieur catholique vieille de plus d’un siècle. Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, dès 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques.
En 1984, le Conseil d’État a estimé que ce principe du monopole d’État de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur.

Atteinte à la laïcité

Cet accord est condamné par l'Unsa éducation, qui pose trois questions au gouvernement: "Le ministre des Affaires étrangères aurait-il compétence pour gérer l'enseignement supérieur? Un État étranger peut-il désigner des établissements français en capacité de délivrer des diplômes français? N'est-ce pas aussi une atteinte fondamentale à la laïcité de la République et de l'Université, seule habilitée jusqu'à présent à pouvoir délivrer les diplômes nationaux que sont les grades universitaires après avis du Conseil nationale de l'enseignement supérieur et de la recherche"."



Pour rappel et appel autour des atteintes à la laicité voir là .

Le chanoine y est pour quelque chose bien sûr. Rappel de ce qu'il disait en 2007 dans son discours au Vatican :

"Aujourd’hui  encore,  la  République maintient les congrégations sous une  forme  de tutelle, refusant de reconnaître un caractère cultuel à l’action caritative, en répugnant à reconnaître la valeur des diplômes délivrés  dans les établissements d’enseignement supérieur catholique, en  n’accordant  aucune  valeur aux diplômes de théologie, considérant qu’elle  ne  doit  pas  s’intéresser  à  la formation des ministres du culte. Je pense que cette situation est dommageable pour notre pays."

Le principe de neutralité laïque voudrait qu'on reconnaisse aussi et désormais les diplômes de toutes les autres universités confessionnelles ... A moins qu'il s'agisse à terme de d’abolir les diplômes d’Etat et de privatiser  entièrement l’enseignement supérieur l’État se contentant alors de valider tous les diplômes selon des procédures programmatiques   et des exigences pédagogiques contractuelles négociables, comme c’est déjà le cas pour nombres d’écoles supérieures privées. Et cela concernerait en premier lieu le Bac.

* Suppressions de postes. Voici le résultat du CTPM de jeudi qui n'a pas eu lieu étant donné que le ministère n'a pas fourni les documents en temps utile. Les syndicats en sont donc sortis.


* Daniel Guichard se rebiffe. Voici ce qui lui est arrivé :

Lundi matin Daniel Guichard en papa ordinaire emmène ses enfants à l’école. Il est 7h30, il passe devant le collège de Vendres (Hérault). Une scène insolite attire son attention. Des enfants sont alignés contre un mur, encadrés par des gendarmes. Les enfants des cars de ramassage scolaire attendent leur tour pour descendre et se mettre face à un mur, afin de permettre aux chiens de renifler leur cartable pour y découvrir d’éventuels stupéfiants. En l’espèce, ils ne trouveront rien.
Choqué, Daniel Guichard, s’oppose à un gendarme et prend une photo avec son téléphone portable. Il contact le quotidien régional, le Midi Libre qui consacrera un article au sujet.
Interpellé, le commandant du groupement de gendarmerie de l’Hérault répond par voie de presse : “Cette recherche de stupéfiants s’est faite dans un cadre judiciaire clair, avec l’aide du Groupe d’intervention cynophile de Montpellier. On a bien travaillé en amont avec la principale. Et tout s’est parfaitement déroulé. Au vu de cette polémique, je crains qu’il y ait un décalage entre des positions idéologiques de certaines personnes et ma réalité de terrain. D’autant que dans la lutte contre la délinquance, les stupéfiants occupent une bonne place. En ce qui me concerne, je me dois de protéger la jeunesse ”.
La dérive ne doit pas effectivement être incriminée aux forces de l’ordre qui ne font qu’obéir à des directives mais bien aux commanditaires de l’opération. En l’espèce le procureur de la République de Béziers mais surtout, la direction du collège qui s’est félicitée des excellentes conditions dans lesquelles s’est déroulé le contrôle.

L'image est publiée (au moins) sur un blog du monde (ici).

Il est fort ce commandant de gendarmerie ! Depuis quand on leur demande de réfléchir ? Bon il y a encore du travail, cela se voit...

* Enfin leçon en images : Le grec apprentissage rapide.


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