Alchimie éducative : ça prend ?
25/01/09 15:00
* La hiérarchie désobéit aussi. Comme quoi tout n'est pas désespéré. Le SNPI-FSU, syndicat des inspecteurs du primaire, appelle tous les acteurs du système scolaire à reconsidérer l'actuel dispositif des évaluations CM2 comme ce qu'il est en l'état : une gigantesque maldonne.
Déclaration du SNPI : "Personne, ni au sommet de l'État, ni dans le monde enseignant, ni dans les familles, n'a plus intérêt à prêter à ce dispositif engagé dans la confusion et l'erreur d'appréciation le caractère significatif qui devait être le sien sur l'état des connaissances scolaires des élèves de CM2 et sur la qualité du système. Imposer cette signification dans la conjoncture que nous connaissons conduirait à déchirer de manière gravissime le tissu humain d'un secteur incontestablement au bord de la crise de nerfs. Chacun s'accordera à redouter que les plus grandes victimes soient les élèves que toute la dispute engagée depuis des mois ne peut que dépasser. (...)
Les inspecteurs assurent actuellement leurs missions statutaires au milieu de cette tempête institutionnelle d'une gravité sans précédent. Le ministère les a résolument engagés dans un système d'obligation de résultats et de contrôle de qualité aux effets évidemment stressants. Certains d'entre eux, assimilés spontanément par les familles ou par les enseignants au bras armé du ministère, se sont vus personnellement mis en cause dans leur dignité humaine de manière inacceptable. Désormais, le seuil d'alerte est atteint. Tout le monde fonce droit dans le mur."
Ca sentirait le brûlé ? Bon mais faut pas qu'ils s'arrêtent là ceux-là.
* La pierre philosophale pédagogique. En voici encore un qui réinvente la poudre.
AFP-Des élèves-professeurs formés à la "tenue de classe" face à la violence
Vingt-cinq élèves-professeurs ont reçu vendredi à Créteil une journée de formation à la "tenue de classe", qui propose des solutions concrètes pour faire face à la violence dans les classes difficiles, formation qui sera étendue à tous les nouveaux enseignants en 2010.
La formation est assurée par un professeur de français âgé de 33 ans, Sébastien Clerc, qui enseigne depuis huit ans dans un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis: "Mon but est de faire partager les méthodes découvertes sur le tas pour tenir une classe, des choses concrètes pas enseignées dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM)".
"Les conseils que je donne sont le fruit de ma propre expérience et de 30 entretiens réalisés avec des collègues confrontés comme moi à des classes difficiles, ce sont des outils mis à disposition des professeurs, ce ne sont pas des recettes miracles", explique ce pragmatique.
Selon lui, il ne faut négliger aucun détail: "il faut être en bonne forme physique, avoir une tenue vestimentaire stricte, ne pas s'habiller comme les élèves".
Il est adepte de cours de politesse, car "des élèves ignorent qu'il est impoli de cracher n'importe où".
"L'instant capital dans un cours, c'est le début. Il faut créer un courant chaleureux, on dit +bonjour comment allez vous?+ et à la fin des cours, on souhaite +une bonne journée+".
Avant le premier cours de l'année, il conseille d'apprendre le trombinoscope afin de d'identifier immédiatement les élèves en prononçant leur prénom.
Comme dans une classe, selon lui, il y a 10% d'élèves travailleurs, 10% de chahuteurs et 80% de "ventres mous" qui peuvent basculer d'un côté à l'autre, il préconise d'imposer un plan de classe, c'est-à-dire de placer les élèves de manière autoritaire en intercalant les bavards et les plus calmes, mais il faut que cette mesure soit adoptée par l'équipe pédagogique pour tous les cours.
Sébastien Clerc passe en revue les "répliques cul-de-sac qui ne servent à rien comme +il y a trop de bruit+ ou +vous avez le bac en fin d'année+ ou +moi, j'ai mon salaire à la fin du mois+ ou celles qui peuvent braquer l'élève comme +je ne sais pas comment vous avez été éduqué+".
Il recommande à la place: "je sais que vos parents vous ont éduqués, alors faites-leur honneur". Il conseille de déclarer aux porteurs de casquette récalcitrants: "par respect pour vous, je suis tête découverte" et, à un élève énervé d'être interrogé qui demande "pourquoi toujours moi?", il suggère de répondre "parce que je vous aime bien".
Dans les classes difficiles, il déconseille de sourire."
Vous avez entendu ? Maintenant vous n'avez plus aucune excuse si les 38 élèves de TSI vous crachent dans la gueule. Du moins vous savez quoi leur répondre (s'il vous reste des dents...).
* Et si on surendettait les étudiants ? Si c'est eux qui le proposent alors ...
AFP- La Confédération étudiante pour une allocation universelle remboursable
La Confédération étudiante (Cé), reçue vendredi par le nouveau haut Commissaire à la jeunesse Martin Hirsch, préconise la mise en place d'une "allocation universelle pour les étudiants, remboursable à la fin des études avancée par l'Etat", a-t-elle annoncé dans un communiqué.
Pour le débat à venir sur l'autonomie des jeunes, la Cé préconise "la mise en place, en plus des bourses, d'une allocation universelle pour les étudiants, remboursable à la fin des études avancée par l'Etat".
"Les remboursements se feraient en période d'emploi, sur une période suffisamment longue pour ne pas grever les revenus du travail. Ils seraient suspendus en cas de chômage", explique-t-elle.
Elle propose aussi d'"expérimenter des financements du parcours à l'université par des bourses d'entreprises".
Quand le progrès social est en marche on ne sait vraiment pas ou il peut s'arrêter...
Déclaration du SNPI : "Personne, ni au sommet de l'État, ni dans le monde enseignant, ni dans les familles, n'a plus intérêt à prêter à ce dispositif engagé dans la confusion et l'erreur d'appréciation le caractère significatif qui devait être le sien sur l'état des connaissances scolaires des élèves de CM2 et sur la qualité du système. Imposer cette signification dans la conjoncture que nous connaissons conduirait à déchirer de manière gravissime le tissu humain d'un secteur incontestablement au bord de la crise de nerfs. Chacun s'accordera à redouter que les plus grandes victimes soient les élèves que toute la dispute engagée depuis des mois ne peut que dépasser. (...)
Les inspecteurs assurent actuellement leurs missions statutaires au milieu de cette tempête institutionnelle d'une gravité sans précédent. Le ministère les a résolument engagés dans un système d'obligation de résultats et de contrôle de qualité aux effets évidemment stressants. Certains d'entre eux, assimilés spontanément par les familles ou par les enseignants au bras armé du ministère, se sont vus personnellement mis en cause dans leur dignité humaine de manière inacceptable. Désormais, le seuil d'alerte est atteint. Tout le monde fonce droit dans le mur."
Ca sentirait le brûlé ? Bon mais faut pas qu'ils s'arrêtent là ceux-là.
* La pierre philosophale pédagogique. En voici encore un qui réinvente la poudre.
AFP-Des élèves-professeurs formés à la "tenue de classe" face à la violence
Vingt-cinq élèves-professeurs ont reçu vendredi à Créteil une journée de formation à la "tenue de classe", qui propose des solutions concrètes pour faire face à la violence dans les classes difficiles, formation qui sera étendue à tous les nouveaux enseignants en 2010.
La formation est assurée par un professeur de français âgé de 33 ans, Sébastien Clerc, qui enseigne depuis huit ans dans un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis: "Mon but est de faire partager les méthodes découvertes sur le tas pour tenir une classe, des choses concrètes pas enseignées dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM)".
"Les conseils que je donne sont le fruit de ma propre expérience et de 30 entretiens réalisés avec des collègues confrontés comme moi à des classes difficiles, ce sont des outils mis à disposition des professeurs, ce ne sont pas des recettes miracles", explique ce pragmatique.
Selon lui, il ne faut négliger aucun détail: "il faut être en bonne forme physique, avoir une tenue vestimentaire stricte, ne pas s'habiller comme les élèves".
Il est adepte de cours de politesse, car "des élèves ignorent qu'il est impoli de cracher n'importe où".
"L'instant capital dans un cours, c'est le début. Il faut créer un courant chaleureux, on dit +bonjour comment allez vous?+ et à la fin des cours, on souhaite +une bonne journée+".
Avant le premier cours de l'année, il conseille d'apprendre le trombinoscope afin de d'identifier immédiatement les élèves en prononçant leur prénom.
Comme dans une classe, selon lui, il y a 10% d'élèves travailleurs, 10% de chahuteurs et 80% de "ventres mous" qui peuvent basculer d'un côté à l'autre, il préconise d'imposer un plan de classe, c'est-à-dire de placer les élèves de manière autoritaire en intercalant les bavards et les plus calmes, mais il faut que cette mesure soit adoptée par l'équipe pédagogique pour tous les cours.
Sébastien Clerc passe en revue les "répliques cul-de-sac qui ne servent à rien comme +il y a trop de bruit+ ou +vous avez le bac en fin d'année+ ou +moi, j'ai mon salaire à la fin du mois+ ou celles qui peuvent braquer l'élève comme +je ne sais pas comment vous avez été éduqué+".
Il recommande à la place: "je sais que vos parents vous ont éduqués, alors faites-leur honneur". Il conseille de déclarer aux porteurs de casquette récalcitrants: "par respect pour vous, je suis tête découverte" et, à un élève énervé d'être interrogé qui demande "pourquoi toujours moi?", il suggère de répondre "parce que je vous aime bien".
Dans les classes difficiles, il déconseille de sourire."
Vous avez entendu ? Maintenant vous n'avez plus aucune excuse si les 38 élèves de TSI vous crachent dans la gueule. Du moins vous savez quoi leur répondre (s'il vous reste des dents...).
* Et si on surendettait les étudiants ? Si c'est eux qui le proposent alors ...
AFP- La Confédération étudiante pour une allocation universelle remboursable
La Confédération étudiante (Cé), reçue vendredi par le nouveau haut Commissaire à la jeunesse Martin Hirsch, préconise la mise en place d'une "allocation universelle pour les étudiants, remboursable à la fin des études avancée par l'Etat", a-t-elle annoncé dans un communiqué.
Pour le débat à venir sur l'autonomie des jeunes, la Cé préconise "la mise en place, en plus des bourses, d'une allocation universelle pour les étudiants, remboursable à la fin des études avancée par l'Etat".
"Les remboursements se feraient en période d'emploi, sur une période suffisamment longue pour ne pas grever les revenus du travail. Ils seraient suspendus en cas de chômage", explique-t-elle.
Elle propose aussi d'"expérimenter des financements du parcours à l'université par des bourses d'entreprises".
Quand le progrès social est en marche on ne sait vraiment pas ou il peut s'arrêter...
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