Une loi contre les blocages
Damien Meslot, député UMP du Territoire de Belfort, va déposer une proposition de loi contre les occupations sauvages des universités par des groupes minoritaires.
Un entretien de LecriDUCONtribuable.con
Que contiendra votre loi ?
Je travaille à une proposition de loi qui imposerait, avant tout mouvement de grève dans une faculté, un vote à bulletins secrets, avec une participation minimum. Les refus seraient sanctionnés par une forte amende.
Il ne faut plus que des groupuscules minoritaires puissent continuer à perturber une majorité d’étudiants qui ne souhaitent que travailler.
Que les gens se mettent en grève, s’ils n’engagent qu’eux-mêmes, ce n’est pas un souci. Mais il est choquant qu’on puisse occuper une faculté. Il faut que ce type d’occupation devienne un délit.
Je souhaite par ailleurs que quand une fac est occupée, le préfet puisse avoir recours aux forces de l’ordre. Force doit rester à la loi, et il nous faut préserver l’image i n t e r n a t i o - nale de nos facultés. Pour le moment l’arsenal législatif n’est pas suffisant pour réprimer ces t r u b l i o n s .
Quant au droit de grève des étudiants, on peut se poser la question de savoir s’ils l’ont ou pas.
Qu’en pensent vos collègues députés ? Votre proposition a-t-elle de bonnes chances d’aboutir ?
Je crois qu’elle va être cosignée par plusieurs dizaines de mes collègues de la majorité. Tant parmi les députés que parmi les étudiants ou les professeurs, il commence à y avoir une certaine lassitude vis-à-vis des excès de ces groupuscules d’agitateurs.
Que vous inspire la situation des universités ?
C’est un grand gâchis ! Cela fait des années que la situation se dégrade. Dans les classements internationaux, nos établissements sont de moins en moins cotés.
Pour la première fois depuis vingt ans, un gouvernement a décidé de faire une réforme, en mettant de l’argent sur la table : on a dégagé 5 milliards d’euros supplémentaires. C’est la loi relative aux universités (LRU), votée en 2007, qui donne l’autonomie aux universités.
Les présidents d’universités pourront vraiment gérer leurs universités, et pourront en outre faire appel à des fonds privés. Cette loi faisait partie du programme électoral de Nicolas Sarkozy.
On ne peut pas laisser les agitateurs professionnels empêcher l’application d’une loi. En tout cas je veux rendre hommage à Valérie Pécresse, qui s’est battue avec courage et détermination. Sa loi est un vrai tournant dans l’université française.
Les opposants sont-ils sincères, ou veulent-ils uniquement mettre le bazar ?
Il y a un peu des deux. Dans certains endroits, les opposants ne sont pas des étudiants, ils viennent de l’extérieur, du NPA, de SUD, utilisant l’université pour infliger un échec au gouvernement et tenter de le renverser.
Une partie d’entre eux, de même que certains milieux intellectuels, n’a jamais accepté que Nicolas Sarkozy ait été élu il y a deux ans. Ils se moquent de l’université comme de l’an 40 ! Il n’y a que les gogos qui croient que ce mouvement est spontané.
Sa spontanéité à lui ne fait pas de doute...
*Concours PE bloqués. C'est à Créteil que cela se passe.
AFP - Des corrections du concours de recrutement des maîtres bloquées
Les corrections du concours 2009 de recrutement des professeurs des écoles prévues lundi à l'Institut universitaire de formation de maîtres (IUFM) de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) y ont été bloquées, a-t-on appris auprès du rectorat de Créteil et d'un des bloqueurs.
"Certaines personnes ont décidé ce lundi au matin de perturber gravement les harmonisations et corrections du concours de recrutement de professeurs des écoles de l'académie de Créteil dont les épreuves se sont déroulées les 28 et 29 avril derniers", selon un communiqué du rectorat de cette académie.
Les blocages ont eu lieu à l'IUFM de Livry-Gargan, qui dépend de l'académie de Créteil, a-t-on précisé au rectorat.
Le recteur Jean-Michel Blanquer a "condamné cette action" et "assuré les candidats de sa détermination à garantir le bon déroulement des corrections".
"Prétendre perturber les corrections signifie prendre le risque d'annuler le concours, et contraindre ainsi les candidats à perdre leur année de préparation", selon le rectorat. "Il s'agit par ailleurs d'une action illégale et dès lors susceptible de sanctions pénales", ajoute le communiqué.
"Le blocage a eu lieu ce matin, nous avons empêché les correcteurs qui devaient corriger les copies des épreuves d'admissibilité d'entrer dans le bâtiment", a affirmé à l'AFP un des bloqueurs, Didier Frydman, formateur à l'IUFM de Livry-Gargan et professeur d'histoire-géographie.
"Pour l'instant, dans l'académie de Créteil, la liste des admissibles ne peut pas être dressée", a-t-il assuré.
Cette action s'inscrit dans le cadre de l'appel à la non tenue des examens lancé par la Coordination nationale des universités et vise à contester la réforme de la formation des enseignants, selon M. Frydman.
Les vilains...
* L'ingénierie pédagogique" française au service du totalitarisme. Une idée de Rachida.
Lundi 4 mai, le site Mediapart révèle la solution trouvée par Rachida Dati pour remédier aux problèmes budgétaires de l'ENM de Bordeaux : Monter un pôle permanent à l'étranger pour permettre "de satisfaire des besoins constants" et de "rationaliser l'activité de formation" de l'école. Cette antenne serait financée, selon des documents du Conseil d'Administration de l'ENM, par les "Etats bénéficiaires, [des] donateurs ou [des] bailleurs de fonds internationaux". En l'occurrence : l'Afghanistan, le Yémen, la Syrie, le Soudan, l'Iran, l'Arabie saoudite, des pays totalitaires qui appliquent la charia. Les deux derniers étant célébrés par Amnesty International comme les tenants des records d'exécutions capitales au titre de l'année 2008.
L'objectif affiché du projet est "mettre en commun des expériences et des bonnes pratiques judiciaires" afin de "renforcer les liens de coopération juridique et judiciaire dans les pays du monde arabe". A cette fin, l'ENM mettra à disposition "son expertise dans le domaine de l'ingénierie pédagogique en matière de formation des magistrats". Le projet de convention signé en mai 2008 par la ministre française de la Justice n'évoque pas les droits de l'homme, pas plus qu'il ne répond aux questions éthiques soulevées par ce projet. Le ministère de la justice n'a d'ailleurs pas souhaité apporter plus de précisions. Pas plus sur les interrogations éthiques que sur les détails financiers. La chancellerie se défend en prétendant que le projet n'en est qu'au stade "d'études prospectives", affirmation manifestement contredite par les documents que s'est procurés le site d'information.
Rachida Dati et le Qatar...
Cette antenne de l'ENM serait basée à Doha, la capitale du Qatar. Et cette affaire relance plusieurs controverses... quelques jours après la révélation la cession de la marque "Sorbonne" à Abu Dhabi. Elle interroge notamment sur la nature des relations entre Rachida Dati et le Qatar, un pays dans lequel, "pour de mystérieuses raisons, [elle] se rend régulièrement [exigeant] que l'ambassadeur l'accueille à sa descente d'avion, même à 2 heures du matin" écrivait Le Point en décembre dernier. Challenges se risquait aussi, en janvier, à évoquer "ses nombreux voyages privés [au Qatar, où elle] entretient de fortes amitiés et où elle aurait facilité des contacts entre des entreprises françaises et l'émirat".
"L'indépendance de la justice n'est pas un dogme, elle se mérite", déclarait Rachida Dati, le 5 février 2009, devant les élèves de... l'Ecole Nationale de la Magistrature de Bordeaux. Un discours qui, s'il a horrifié la plupart des commentateurs français, en aura visiblement séduit d'autres à l'étranger...
(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")
*Sinon encore des dangereux gauchistes :
"Le but final du syndicat est l'émancipation complète des travailleurs, cette émancipation ne pouvant être obtenue que par l'expropriation capitaliste."
Statuts du SNES, article 4
Ca fiche la trouille...