Aller plus loin dans les réformes...

* Plus loin dans la réforme des lycées. Qui le veut ? Darcos ? NON. C'est l'édito de ce mercredi du café pédagogique qui sent ce réformisme à plein nez. La parole est donnée à Olivier Masson de la Ligue de l'Enseignement.

Qui dit :

"En attendant ces groupes de travail, rêvons un peu. Rêvons que les lycées de demain soient durablement installés sur les territoires, ce qui intéressera les collectivités territoriales qui peinent à stabiliser les cartes des formations. Qu’ils offrent des ressources pour les habitants : des centres de documentation, un accès accompagné aux équipements numériques, aux enseignements qui profitent aussi aux adultes, et à tous ceux qui reprennent un parcours de formation. Ces « Maisons des savoirs et de la formation » que doivent devenir les lycées et collèges avec le concours des collectivités territoriales et des mouvements d’éducation populaire, devraient rester largement ouvertes en dehors des heures de classe.

 
Rêvons que les enseignements qui y seront dispensés libèrent et unissent au lieu d’enfermer. C’est autant affaire de contenu que d’approches pédagogiques, de finalités assumées que d’accompagnement quotidien. Le choix de l’interdisciplinarité et de l’autonomie de l’élève qu’impliquent par exemple les Travaux Personnels Encadrés en est une illustration. Ne pas le voir, c’est enfermer le débat sur l’école dans des considérations corporatistes sur le nombre d’heures par disciplines. Par-dessus tout, il est utile de rappeler l’importance de l’évaluation « terminale », qui, depuis longtemps, ouvre sur des pratiques de bachotage, lesquelles irriguent tout l’enseignement secondaire - voire bien en amont - et qu’on retrouve, bien en aval, comme déterminant supplémentaire à la préparation au métier enseignant."

Voilà c'était juste pour rappeler que vraiment il y en a certains qui militent pour la destruction de l'Education nationale. Et dans toutes les dimensions...On en déduit que pour ces gens là le lycée (et sans doute aussi le collège) est un élément d'oppression (un appareil idéologique d'Etat sans doute ?), que le savoir disciplinaire n'est pas si fondamental que cela, et qu'il faut une finalité doctrinaire à l'Education. Et vive les TPE qui permettent surtout à certains enseignants d'en faire le moins possible et d'être payer le mieux possible et de faire croire à des élèves ignares (sur des sujets qu'ils préparent pourtant longuement) qu'ils sont de férus spécialistes.
Pour ceux qui doutaient encore de la nature de Cafépédagogique.net...


* Toujours plus loin même, et cette fois c'est le Mammouth déchaîné qui s'y met.
Comme bientôt les idiomes locaux seront de nouveau enseignés, nous devançons l'appel et traduisons notre site en Ch'timi. Merci à ceux qui avaient déjà inventé le Martine Cover generator pour leur Ch'timisator. Allez le voir là : http://chti.logeek.com/ (je vous conseille surtout la traduction de la Une du Figaro, une vraie poilade).

Voila ce que cela donne sur la page d'hier :

L'Canard absolu
24/Mar/2008 10:00
* Chans vouloir reprendre les idéologèmes ed' Judith Henri (chouvenez-vous), voici une nouvelle déclaration ed' notre ministre Darcos, aveu qui n'étonnera personne. Voici ch'qu'il répond dans un Tchiot biloute chur Lemonde.fr à l'kose : quel avenir envisagez-vous pour l'cayelle ES [économique et chociale] ? Pourquoi vouloir absolument chauver une filière littéraire qui n'a plus trop ed' chuccô, hormis dans certains grands lycées ed' grandes villes ?  

Xavier Darcos : "Il n'est pas exact que l'filière littéraire choit chans trinqueballer.
Nous avons besoin de linguistes, d'historiens, ed' personnes capables de rédiger, et les entreprises chont ed' plus en plus à la recherche ed' bons généralistes qui aient une maîtrise ed' capacités littéraires au tchiot biloute large.  "

Il est donc bien clair que faire ed' l'histoire en choit en chert à rien, que la linguistique on ch'en fiche chi ch'n'est pas applicable dans l'glou-bec ed' l'entreprise.

Dans l'quinquin chat, il annonce ed' proposition chur le recrutement en 2009. Puis il précise :

"Je vais, dans les jours qui viennent, entamer avec les partenaires syndicaux l'cayelle deul' Tchiot jaune blanc qui ch'appuiera chur chon biloute travail."

Avec les syndicats. On retient.

* Le checteur privé a l'kose deul' gueulard ed' haut fourneau. L'école privée churtout. Ch'n'est pas nouveau, Charko l'avait dit dans cha vaque, mais voici que Médiapart nous fait part deul' balayeux chelon lequel l'école privée va être développée en banlieue. (Première partie de l'article. Attention l'coron devient payant)

Le gouvernement va aider l’école privée en banlieue
21 Mar 2008Par Mathilde Mathieu

L'cococolo de l'Education nationale ch'apprête à mucher ed' budgets inhabituels pour quehir l'essor ed' l'enseignement catholique dans les quartiers défavorisés, bousculant ainsi les règles traditionnelles de financement ed' l'école privée, dictées par l'principe ed' laïcité. Un balayeux Fonds d'intervention spécifique, dont Mediapart dévoile les détails, chera bientôt mis en place rue ed' Grenelle, pour chubventionner l'kose d'une cinquantaine ed' classes dans les cités dô cheptembre 2008, dans l'gueulard ed' haut fourneau du plan "Espoir banlieues" annoncé par Nicolas Charkozy, le 8 février.   «Cette décision, prise en catimini, risque ed' mucher un picon bière majeur avec les professeurs deul' gueulard ed' haut fourneau, prévient Daniel Robin, responsable ed' questions ed' laïcité au Glou-bec, principal syndicat deul' gueulard ed' haut fourneau. Nous n'accepterons pas que l'Etat chupprime ed' postes en masse dans les ZEP [zones d'éducation prioritaire] et finance parallèlement l'arrivée d'établissements catholiques ! Nous venons ed' faire grève, je l'boubourse, contre la liquidation ed' 11.200 postes à l'cayelle prochaine ! L'kose fois qu'un gouvernement a prétendu favoriser l'balayeux, un canard ed' Français chont descendus dans l'quenoule...».   Critiquée pour cha concentration dans les centres-villes et cha mixité chociale défaillante (deux fois moins d'enfants boursiers que dans l'public), l'coron privé chous contrat affichait depuis longtemps cha wassingue de participer davantage à l'carabistoulle contre les inégalités, mais réclamait en contrepartie un biloute ed' pouce budgétaire, ed' chubsides chupplémentaires. «Il faut nous faciliter l'tâche», avait choufflé l'picon bière "patron" de l'enseignement catholique, Eric ed' Labarre, lors ed' cha mine ed' charbon ed' presse ed' rentrée 2007. C'est aujourd'hui chose faite.   Si l'nombre d'établissements aidés par l'« Fonds » reste limité, voire symbolique en 2008, l'kose ed' ch'dispositif spécifique révèle l'volonté présidentielle ed' faire bouger les lignes, et la détermination ed' l'école privée à «rénover» – plutôt redéfinir – ches relations avec les pouvoirs publics. «Nous chommes décomplexés», revendique aujourd'hui Fernand Girard, chargé deul' glou-bec auprô d'Eric ed' Labarre. «Nous aussi !», répond chans ambages un boubourse de Xavier Darcos, ministre ed' l'Education nationale...

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