Rompre avec Mai-68
Un peu de tenue!

le Mammouth, bien dégraissé sur les oreilles |
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Darkos, ministre de l'étole élémentaire
16 septembre: Soeur Marie-Céline de la Présentation a été béatifiée à
la cathédrale de Bordeaux en présence de la ministre de l'Intérieur
Michèle Alliot-Marie, du ministre de l'Education nationale Xavier
Darcos, et du maire Alain Juppé.
Deux d'entre eux au moins sont des garants de la séparation de l'Église et de l'État. Le citoyen français est heureux de se voir si bien représenté.
Rapport qualité/prix (d'excellence)
Sim-pli-fi-ca-tion,
voilà ce qui va certainement être la
justification de la nouvelle réforme du Bac. Dire que le système ne
fonctionne pas, visiblement cela n'a pas donné satisfaction (1).
Alors il faut bien trouver quelque chose pour justifier de noyer son
chien car en l'occurrence et comme toujours il s'agit de faire des économies budgétaires en faisant croire qu'on améliore la situation.
Le bac commun à options ça permet quoi au fait ?
-
de réduire le nombre d'options (le ministre l'a déjà dit),
-
de regrouper les élèves de différents niveaux de faire baisser le
nombre de classes,
-
d'augmenter le nombre d'élèves devant chaque prof (1 pour 12 qu'il
dit en ce moment !),
-
de réduire le nombre de recrutements supplémentaires (puisque on a
moins de classes),
-
de revoir les ambitions (programmes trop lourds "tout le monde le
sait", alors que le niveau est déjà calamiteux) et d'établir un socle
commun a minima,
-
de favoriser l'accompagnement éducatif au dépend de l'instruction
(le ministre a dit qu'il faudra "une autre forme de présence") car il
va falloir tout de même des résultats,
-
de modifier les cadres statutaires des profs pour leur faire faire
ledit accompagnement éducatif (leurs références disciplinaires ne
sont « plus adaptés aux besoins d’aujourd’hui », le ministre toujours)
Et peut-être même, en douce,
-
de limiter l'accès à l'enseignement supérieur,
-
d'évoluer vers le contrôle continu au Bac,
-
de recréer des filières d'élite pour une élite.
Si pour les profs "l'amélioration du temps de travail" sera un vrai
dérèglement climatique, il n'est pas certain que pour les élèves ce
soit l'embellie qu'on pourrait espérer.
DR
(1) voir les sérieux correctifs apportés aux propos du ministre sur
la fillière ES ou encore pour le collège unique (sur le blog, septembre 2007 ).
"Politique d'ouverture" du gouvernement:
en ne nous augmentant pas, il
met de l'argent à gauche. |
Qui veut noyer son Mammouth l'accuse de la rage
Les déclinologues de tous poils s'acharnent en ce moment sur ce
pauvre Mammouth. Le discours n'est pas nouveau il a même, à vrai dire
toujours existé, mais sert aujourd'hui bien la situation. Les
attaques sont désormais sérieuses car les impératifs deviennent
pressants. Impératifs scolaires? Non, car l'institution a bien
rempli les missions qui lui ont été affectées depuis les années 60 au
moins (voir les derniers rapports, cf le blog).
Alors pourquoi voit-on un rapport du HCE pointer du doigt avec un à-propos épatant les 25% d'illettrés en 6ème (est-ce si nouveau?)? Quel est ce discours
ministériel qui dit qu'avec 11000 profs de moins on va faire mieux?
Pourquoi le même ministre dit qu'il faut que "les enseignants
travaillent différemment"? Ne travailleraient-ils pas bien, alors?
On est à la limite de la calomnie facile. Attaque suprême d'un
secrétaire général de l'Elysée (dit aussi Ministre-de-tout Adjoint) qui dit que "Tout le monde sait bien
que les jeunes Français sont des élèves fatigués parce qu'ils ont des
programmes démentiels". Puissance de l'analyse, quand tu nous tiens!
Et encore aujourd'hui, de notre Président: il faut réduire les heures
de cours, travailler autrement, ou plutôt encadrer autrement. Déjà le
discours pédagogique et disciplinaire s'efface au profit d'un
maelstrom culturo-épanouissant peu ambitieux et surtout moins
coûteux. Du sport, vous en voulez ? Bien, vous en aurez, mais pas
encadré par des enseignants avec des exigences pédagogiques. Des
animateurs précarisés et inféodés feront aussi bien l'affaire. Et
surtout cela coûtera moins cher à la collectivité (qui, par son
labeur quotidien, paie ses impôts et qui a bien-raison-de-savoir-ou-
c'est-qu'ils-vont).
Politique d'ouverture...

...de la chasse
Tuer le mammouth, c'est bien l'objectif du gouvernement et c'est tout
naturel. Que peut-on attendre d'autre de la part d'élus et de
ministres qui sont des libéraux convaincus (et élus en tant que
tels)? L'éducation, comme tout service, doit devenir un service
marchand (l'AGCS, souvenez-vous...). Pas si décompléxée que cela, la
droite traditionnelle prend encore des gants (elle aime bien l'ordre
de l'école nationale), elle habille ses propos par des considérations
sur les vertus de l'Éducation, du dévouement des professeurs. Reste à
savoir quand les libéraux purs et durs de cette droite vont
s'affranchir du discours.
Parce que dans les faits le lent processus de mise en désintégration
a franchi une étape de plus et suit une méthode dénigrement-réforme – voire dénigrement-privatisation cadeau – déjà utilisée
ailleurs.
DR
Un"multipass musées" pour les enseignants:
c'est la nouvelle carte scolaire?
"Multipass", suite:
notre augmentation mise au musée plutôt que dans nos fouilles
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Le Mammouth se déchaîne
stéréo
2007
après un été pourri,
la rentrée des glaces
2008
11000 postes en moins,
la rentrée dégueulasse
Tentation (et tentative) de recenser les enfants de sans-papiers dans les écoles du Haut-Rhin:
on croyait s'adresser à des directeurs prêts à collaborer:
"Eh, toi, le jaune!"
La nouvelle carte scolaire
projet en cours:

Ne pas confondre:
revalorisation du métier d'enseignant
et
revalorisation du statut de Rocard.
Absentéïsme scolaire:
même à l'université
(d'été du PS)!
Insécurité scolaire:
un excité s'incruste à l'université
(d'été du Medef)! |