Notre nouvelle bivalence qu'on a

Hors-série

Les profs sérieux le disent, le concours le prouve:
la bivalence ne rime pas avec la compétence

Extraits des rapports de concours: mention complémentaires en anglais, allemand, italien, français.

Anglais: 2 sur 196 Extrait du rapport de jury de concours, site du ministère.

Cette année, pour la première fois, des étudiants ayant présenté les épreuves du Capes de Lettres Modernes, d’EPS ou d’Histoire-géographie avaient la possibilité, à des conditions très précises stipulées dans le BO n° 18 du 4 mai 2006, de venir présenter l’épreuve en langue etrangère (ELE) du Capes externe d’anglais, afin d’obtenir une «mention complémentaire».
Il y a eu beaucoup moins de candidats qui ont envoyé l’accusé de réception de leur convocation que de pré-inscrits. Sur 196 attendus, 82 sont réellement venus. Ils étaient répartis sur la durée totale du concours et ont passé exactement les mêmes épreuves que les candidats du capes externe, devant les mêmes membres du jury, leur évaluation a été faite avec les mêmes barèmes, conformément aux directives officielles.
Force est de constater que, n’ayant reçu aucune information et aucune préparation, ils se sont retrouvés en extrême difficulté et sur les 76 qui sont passés devant les jurys (car certains, après avoir entendu la veille le rappel du contenu de l’épreuve ne se sont pas présentés le lendemain) seuls 2 ont satisfait aux conditions requises pour l’obtention de cette mention complémentaire.Dans la perspective du maintien de ce dispositif, voire de son extension, il est plus que nécessaire que soient envisagées des préparations dans les diverses académies permettant à ces candidats de ne pas tenter une expérience si décevante et évitant aux organisateurs des épreuves du CAPES externe d’anglais de mettre en place en vain une logistique complexe et onéreuse.


Allemand Extrait du rapport de jury de concours, site du ministère.

45 candidats étaient inscrits, presque tous originaires du CAPES de lettres modernes. 21 se sont présentés à l’épreuve de l’oral à laquelle se rattache la mention (ELE, épreuve en langue étrangère). Cette déperdition s’explique en partie par des problèmes de concordance de calendrier du déroulement des épreuves orales entre le CAPES d’origine et le CAPES de rattachement complémentaire. Une seule candidate a été reçue au bout du compte.

L’obstacle principal aété constitué par l’insuffisance du niveau de langue, les exigences en la matière étant nécessairement du même ordre que celles que l’on fixe aux candidats germanistes, attendu que les détenteurs de la mention sont susceptibles d’enseigner l’allemand au même titre que les lauréats du CAPES d’allemand.
Cette année, l’expérience a été, dans ces conditions, assez frustrante, à la fois pour le jury contraint de tenir compte de l’insuffisance du niveau de langue de candidats par ailleurs fort intéressants et motivés, et pour les candidats eux-mêmes, qui découvraient le plus souvent la veille de l’épreuve les exigences et les conditions de déroulement de celle-ci.


Italien: 1 mention complémentaire accordée Extrait du rapport de jury de concours, site du ministère.

Pour sortir des considérations règlementaires et aborder le déroulement concret de l'épreuve, il faut bien, et fort malheureusement, faire un constat très gravement négatif à propos du niveau général des candidats à cette mention complémentaire; sauf de très rares exceptions (trois candidats au total), le degré d'impréparation, aussi bien linguistique que culturelle, des candidats est saisissant. Presque aucun candidat n'aurait simplement l'aptitude à enseigner la langue italienne en classe de quatrième, tant l'accumulation des fautes élémentaires est au-delà de ce qui se peut imaginer. Très peu de candidats ont la connaissance minimale du contexte historique ou culturel qui leur permettrait de saisir le sens des documents présents dans les dossiers qu'ils ont à traiter.
L'ensemble du dispositif mis en place a finalement permis l'attribution d'une seule mention complémentaire en Italien au titre de la session 2006. Le constat tient à lui seul lieu de commentaire et justifie bien des interrogations sur le maintien de cette nouvelle épreuve.


Mention complémentaire français: 23 reçus pour un millier de candidats... Extrait du rapport de jury de concours, site du ministère.

Au moment de l’inscription aux concours, cette option a attiré un grand nombre d’étudiants : en effet, 2591 candidats ont présenté cette option dans le cadre du CAPES, et 430 candidats dans le cadre du CAFEP – soit un total de 3021 candidats. Mais le tiers seulement des candidats inscrits a choisi de passer l’épreuve.
Pour bénéficier de cette mention, les candidats ont dû obtenir une note égale ou supérieure à 11,14, s’ils étaient inscrits au CAPES, ou à 10,40, s’ils étaient inscrits au
CAFEP – étant donné les moyennes obtenus par les candidats admis au CAPES ou au CAFEP de lettres modernes dans l’épreuve de composition française. La barre
était ainsi placée à un niveau relativement élevé. C’est pourquoi les lauréats sont très peu nombreux : 20 mentions complémentaires ont été accordées dans le cadre du CAPES, et 3 dans le cadre du CAFEP. Les résultats se répartissent de la façon suivante (ils n’ont été communiqués qu’à l’issue des épreuves orales) :

- Candidats au CAPES d’Allemand : 4 mentions "français" accordées.
- Candidats au CAPES d’Anglais : 6 mentions "français" accordées.
- Candidats au CAPES d’Espagnol : 4 mentions "français" accordées.
- Candidats au CAPES d’Histoire et géographie : 4 mentions "français" accordées.
- Candidats au CAPES d’Italien : 1 mention "français" accordée.
- Candidats au CAPES de Russe : 1 mention "français" accordée.