Non, pas de panique : ce n'est pas la peine de jeter Firefox à la poubelle: le navigateur n'a pas embrassé la cause des agités de la calotte qui veulent privatiser l'Education Nationale et hurlent à la corruption généralisée de la jeunesse pour dénoncer l'étude de l'Art d'aimer d'Ovide en Terminale.
Le coupable est en fait Google, dont les services techniques sont mis à contribution par Firefox dès lors que ses paramètres de sécurité sont réglés pour bloquer des sites supposés dangereux (outils, options, sécurité, "prévenir lorsque des sites essaient d'installer", etc.).

Or Google semble avoir encore quelques progrès à faire pour détecter "le téléchargement et l'installation de programmes malveillants sans l'autorisation de l'internaute" (dans le cas présent, quelques javascripts apparemment anodins qui ne font réagir aucun des antivirus les plus connus) et pour expliquer les raisons pour lesquelles les pages demandées par l'internaute ont été bloquées:
à quelques lignes d'intervalle, on apprend en effet qu'un "contenu suspect a été détecté sur ce site pour la dernière fois le 2009-10-02" et que "ce site n'a pas hébergé de programmes malveillants au cours des 90 derniers jours".
http://safebrowsing.clients.google.com/safebrowsing/diagnostic?client=Firefox&hl=fr&site=http://www.musagora.education.fr/agedor/agedorfr/ovide.htm
Le système est loin d'être au point, et Google ferait sans doute mieux de chercher à rester un bon moteur de recherche plutôt que de vouloir se mettre à filtrer le web en triant les bons sites et les sites "malveillants", même si l'on peut bien sûr s'estimer heureux que les critères de filtrage soient fort éloignés de ceux du déplorable épisode chinois (googlewash) où l'entreprise avait accepté de filtrer les informations à destination des internautes "géolocalisés" en Chine!
Don't be evil, Google.
F.L.