Précédemment sur vos écrans:
la Particule Secondaire
Courage, Fillon
Ferry le petit
L'embarquement pour se taire
Le Mammouth d'outre-tombe
Nos chers disparus


  Ça va brader ! 22 septembre 2007   Le pauvre con-trôle continue 10 mars 2008      
Service mini-mômes 25 juillet 2007   Esprit de défonce 16 decembre 2007   La couche est pleine 22 septembre 2008
Sous-développement durable 24 juin 2007   Cogito ergo sumo 19 novembre 2007   Des chiffres et des pertes 14 juillet 2008
Dark va dire... 22 mai 2007   L'école de l'arrêt public 14 octobre 2007   Rendez-vous la semelle prochaine! 15 mai 2008

 
 
22 septembre 2008
 

Qui veut noyer son mammouth l'accuse de la gastro:

cette fois, la couche est pleine
 

Le feuilleton de la rentrée,
c'est sur Mammouth-TV

Épisode 1

Mis en ligne à la rentrée sur le Blog à Part du Mammouth Déchaîné:

Le petit Xavier devant un problème de chasse d'eau.


Encore mis en ligne par nos soins:

Les aventures du petit Xavier: bowling for Columbine.

Épisode 2


Les mécomptes du père emptoire

     Comme vous l'aurez entendu dans les extraits ci-dessus, DarKos ne s'embarrasse pas de vérité lorsqu'il passe l'oral devant ses potes sénateurs.
     Tout le monde aura relevé l'énormité des couches-culottes, mensonge à tiroirs: les enfants ne sont acceptés à l'école que "propres", et de toute façon, la manutention aux chiottes est assurée par d'autres que les profs.
     Il balance sans sourciller que l'inscription des 2-3 ans sert à maintenir des classes ouvertes – ouh la vilaine manœuvre! Bien entendu, c'est bidon: ils ne sont pris qu'en plus de l'effectif requis. Et quand bien même la pratique serait répandue, il suffirait au ministre d'y mettre bon ordre. Mais voilà, le DarKos préfère envoyer ces petits se faire garder ailleurs... (Ci-contre)

    Passons sur les mensonges ponctuels: pendant les manifs de lycéens du printemps dernier, il cite un établissement où l'on "ne retire aucun emploi – zéro"; en réalité, onze suppressions sont prévues, et après protestation six sont maintenues (un CPE + cinq profs, avec création de deux postes de pions).
    Le culotté (déjà!...) annonçait cet été une prime de 1500 € aux nouveaux profs. Ce genre de cadeau existe depuis vingt ans, et a été beaucoup plus généreux.

    Nous avions reproduit ici à titre de devoir de vacances un article de Libération répertoriant quelques unes des nombreuses contre-vérités qui émaillent les déclarations de notre donneur de leçons. Sa source favorit, les rapports européens (OCDE, évaluation PISA, etc.), auxquels il fait dire tout ce qu'il veut: les élèves français coûtent cher (faux), sont nuls en maths (relatif, mais faux), ne savent pas lire (relatif, mais faux), et leurs profs n'en foutent pas une (merde!), sont à 1 pour 11 (faux), etc. Nous vous invitons à lire le détail là. Et surtout, très complet et documenté, cet article là.

Un trou du cul, ou un Janus?

    Très éclairant, l'énergie qu'il met à éreinter l'Éduc Nat à coup de gros bobards que la presse (surtout radio-télé) répète avec son mégaphone. Les piètres performances citées ci-dessus, ou encore l'opération de dézinguage de la filière ES qui mène "à l'échec" (43% des effectifs des prépas éco, c'est la cata, faut-il croire...).
    Alors, mauvais, ou roublard?
    Naïvement, j'ai cru un temps que DarKos était un serviteur zélé de son maître (-cinquante), pas trop à l'aise entre un monde dont il est issu et une politique radicalement libérale. Mais l'accumulation des souillures et des perfidies, et la répétition systématique du procédé, ne laissent aucun doute: le zèle de DarKos est authentique, et ce combat contre l'école publique est le sien.

BB    


Edvige: niveau premier sigle

    Comme vous le savez, le nom du fameux fichier est l'acronyme de "Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale" – ce qui ne veut strictement rien dire!

    Le Mammouth Déchaîné, toujours soucieux de venir en aide à son prochain, propose aujourd'hui une activité de Premier Sigle, pour les CM1-CM2: l'invention de sigles à la con. Quelques exemples suivent:

  • Fichier Carla:
    Catalogue arbitraire raisonné des libertaires et anarcho-trotskystes.
     
  • Logiciel Thérèse:
    Tri heuristique des étrangers résidents en situation d'expulsion.
     
  • Procédure Soubiroux:
    Suivi organisé bio-identitaire des ressortissants originaires d'une xéno-zone.

Le programme officiel de la laïcité positive:

Étape 1: laïcité positive
Étape 2: laïcité choisie
Étape 3: laïcité zéro

Le côté obscur de la farce

[Pour ceux qui aiment revoir les nanars ou qui étaient en vacances au Cap Maigre, le film est toujours en salle, là, à gauche.]

Les énormités proférées par DarKos devant les sénateurs rappellent les rodomontades explosives du Bouffi Bouffon.
Mais s'agit-i vraiment d'une bourde?

    La sortie de Darcos sur l'école maternelle n'est assurément pas qu'une gaffe. Sans doute y a t-il derrière ses propos des représentations du métier de prof des écoles un peu surprenantes. Mais ce n'est pas tout. La scolarisation des 2-3 ans est dans la ligne de mire alors que tout le monde s'accorde pour reconnaître son bilan plutôt positif. La sphère UMP est pleine de ressources pour brouiller un peu l'écoute...
    Ainsi en est-il du rapport Tabarot, députée UMP qui se préoccupe de la petite enfance. Déposé en juillet à l'Assemblée nationale il est censé dresser un bilan et proposer de nouvelles voies. Qu'y lit-on sur la maternelle? p. 42 :
    "La scolarisation des enfants âgés de deux ans est un mode de garde qui, en ce qui concerne l’organisation, n’a pas les mêmes caractéristiques que les modes de garde habituels : nombre de jours dans la semaine, nombre de semaines (36, soit 140 jours) largement inférieur à la moyenne des modes d'accueil (224 jours en moyenne), taux d'encadrement sans commune mesure avec la crèche au même âge, fermeture à 17h. "
    L'école maternelle est donc un mode de garde comme un autre et ne fait pas l'objet de distinction.
    On y apprend au passage ce que le ministre veut cacher ce qu'il nie dans les déclarations faites ces derniers jours, à savoir la volonté de supprimer l'école maternelle pour les 2-3 ans. "L’application des objectifs de régulation budgétaire au Ministère de l'Education nationale pourrait le conduire à poursuivre sur la voie de la diminution, voire de la suppression de l’accueil d’enfants de 2 à 3 ans à l’école maternelle, dans la mesure où cette mission n’est pas au nombre de ses compétences obligatoires. Le développement de tout autre mode d’accueil du jeune enfant, compte tenu des normes d’encadrement sera plus coûteux pour les finances publiques que le maintien de l’accueil à l’école maternelle. Le coût global de l’école maternelle est évalué à 781 M€ en 2006. La présence des enfants à l'école dès deux ans joue sans doute, soit comme un élément escompté de socialisation de la part des parents, soit comme un mode de dépannage, soit comme un mode de garde gratuit pour les familles" (p. 42).
    Et les pauvres en plus n'en profitent même pas (qu'ils sont bêtes, franchement)! On préfère donc pour les 2-3 ans des structures innovantes, sur le modèle suédois (ah, le modèle suédois...) faites de crèches d'entreprises. "En Suède, les écoles maternelles accueillent les enfants âgés de 1 à 5 ans. Elles sont ouvertes toute l’année, généralement de 6h30 à 18h00. Dans chaque section, de 15 à 20 enfants sont encadrés par 3 adultes. En 2007, 80 % des enfants âgés de 1 à 5 ans fréquentaient les écoles maternelles" (même page).
     On imagine mal comment alors que les municipalités sont exsangues, pourrait s'organiser le financement, à moins que ce soit dans le cadre de lucratifs (pour certains au moins) contrats public-privé.
    Phare de la politique de la nation ce rapport ne cache pas non plus ses ambitions peu soulignées par ailleurs (p. 81) : desserrer les normes :
"L’objectif est d’assouplir les conditions d’encadrement des lieux d’accueil de la petite enfance tout en assurant la sécurité et l’épanouissement des enfants. Dans un premier temps, la création des jardins d’éveil au sein des crèches permettra d’assouplir le taux d’encadrement des enfants âgés de 2 ans, qui passera ainsi de 1 pour 8 à 1 pour 12 (1 pour 15 en jardin d’enfants ou en école maternelle). Dans un second temps, les mesures présentées ci-dessous visent toutes à apporter plus de souplesse dans la gestion des différents lieux d’accueil. "

DR   



Source: Mediapart.fr
    

La nouvelle gouvernance façon Monsieur Plus:
chacun en rajoute

à Darkos la couche-culotte,

à Sarko la couche-calotte


Notre rubrique Allegria

Un plat de lentilles


Le Mammouth se déchaîne stéréo

Cliquez ci-dessus pour entendre Mâme Sarko et Carla Brownie


Le Mammouth Déchaîné reste attaché aux valeurs que véhiculait Edvige première mouture.
En signe de soutien, il publiera prochainement la fiche de Monsieur Darcos, et, pourquoi pas, celle de la femme du Chanoine...


Darkos culotté:
"À la fin de l'envoi, je couche!"



Amalgame laïcité / athéisme:

Sarko persiste et se signe



La laïcité positive,
parlons-en benoitement


Charb


Depuis sa dernière énormité,

Darkos
marqué à la culotte

par les medias

 
 

 

 
14 juillet 2008
Des chiffres et des pertes
 
Le Mammouth Déchaîné, flairant la météo pourrie, vous offre de quoi occuper votre temps de cerveau disponible. Statistiques pipeautées, pourcentages foireux, suppressions de postes, argent, grévistes, élèves, heures sup', coups bas, tout se compte.
Cette mammouthure d'été pourrait être sous-titrée les nom-nombres démasqués. Bonnes vacances.

Le feuilleton de l'été

Ils ne reviendront pas...


Les chiffres et les traîtres

Le Blog à part, notre désormais célèbre (si si !) complément de sévices, faisait état d'un article de Libération reprenant et corrigeant l'usage que Darcos fait des statistiques.
Ou: qui veut flinguer le mammouth l'accuse de la rage. À lire ici.


Suppressions de postes:

établissements publics,
80% des élèves,
90% des suppressions.


Le feuilleton de l'été:
la deuxième saison est déjà tournée



Bientôt pas dans les salles!


Longtemps le bruit a couru qu'on supprimerait 20 000 postes en 2009

J'accuse
le gouvernement d'avoir révisé ses chiffres dans le seul but de nous priver d'un titre formidable:
Vingt-mille vieux sous les maîtres


Feuilleton de l'été 2010, 2011, 2012, ...



Grande mesure pour le pouvoir d'achat
des fonctionnaires qui se lèvent tôt:

+ 25% pour les heures sup'.

Sauf pour les profs!

Seuls les remplacements ponctuels et les études bénéficieront du rab.
Prime aux fayots? On achète le pet social?...


Sarko en campagne:

"Je ne souhaite pas une réforme du statut des enseignants, mais une amélioration nette et indiscutable de leurs conditions de travail, de leur statut social et de leurs revenus"
"Je m'engage à revaloriser leur carrière"

Merci à Pancho - Le Canard Enchaîné

Décharges (de chevrotine) sur le dialogue social dans l’Éducation

    Dans le grand bouillon des saintes réformes (faute de culture), l’Éducation nationale ne va pas être en reste, plusieurs s’annoncent dès cet été (réforme du Bac, réforme de la valeur des diplômes, réforme du lycée, autonomie des établissements, et annonce des nouvelles suppressions pour 2009... à suivre en direct sur le blog, ce sera le feuilleton de l’été).
    Au ministère on craint le pire et notamment plusieurs mois de grève, ce qui aurait fait dire au ministre du budget (selon le Canard du 25 juin) que cela permettrait au moins de faire des économies sur les salaires. Ainsi soit-il !

    Pour le gouvernement la question est de savoir quel contre-cierge allumer pour faire passer le viatique du chanoine. Un bon catéchisme a déjà été éprouvé au sein du gouvernement : trouver le Judas, traquer les tricheurs, profiteurs, détourneurs (fraiseurs, s'il le faut). On a pu observer toute la liturgie de nos ministres en la matière avec les chômeurs, les assurés sociaux, et même les patrons voyous. Mais que faire contre ces diables de profs? Ils sont toujours malades et absents? Pas de chance: les statistiques mêmes de l’E.N. montrent que c’est le contraire (ils le seraient moins que la moyenne en fait) et que les absences sont créées essentiellement par et pour l’administration. Quel argument trouver, alors? Une Sainte Congrégation du service national de remplacement? C’est tout de même peu excitant. Dieu lui-même s’en ennuierait...

Décharges sauvages

    Il semblerait qu’un sous-diacre ait ressorti la vieille rengaine des décharges syndicales. 3000 décharges, selon le ministère. On va les supprimer, cela aidera le dialogue social. Comprenez-vous, c’est un scandale que l’Etat paye des profs sans élèves, et en plus des gauchistes. Bon, me diriez-vous on paie bien les curés en Alsace alors que les fidèles ne se multiplient pas comme des petits pains. Mais là, ça va balancer, le ministère prévoit de publier la liste de ces enseignants coupables de cette gabegie. Bref, on a les foies.
    À noter que les décharges syndicales ne sont jamais complètes, et que là le concept de "profs sans élèves" est un mythe – ou un mensonge.
    Notons aussi que nombre de ces décharges ne sont pas syndicales, mais des détachements auprès d'organismes ou associations. Il s'agit dans de nombreux cas de recaser des profs handicapés ou inaptes dont on ne saurait que faire, ou de détacher des athlètes de haut niveau auprès de leurs fédés – et je vous parie qu'on n'y touchera pas...

    Au delà du mépris des droits sociaux et politiques, de la démagogie ambiante (on commence à y être habitué), il faut dire que là les gauchistes comme ils disent font partie d’organisations syndicales qui ont tout signé ou presque (à tour de rôle bien souvent), qui ne sont pas d’accord entre elles et qui risquent d’être les seuls garants des réformes gouvernementales lorsque des milliers de profs descendront dans la rue. Ce n’est peut-être pas très malin tout compte fait que de les clouer au pilori. À moins que ce ne soit pour finir de les décrédibiliser complètement...

DR   


Notre rubrique Allegria

Pour en finir avec l'esprit de 68...

Il était temps,
voire
il est tétard...


Assoupissement de la carte scolaire

    La grande mesure de justice sociale consistant à s'affranchir de la carte scolaire a déjà du plomb dans l'aile!
    C'était pourtant une super bonne idée: constatant qu'un certain nombre (mystérieux et variable selon les sources) d'élèves échappaient à leur secteur de recrutement, notre hardi président (imité en cela par sa challenger Royal, d'ailleurs), trouvant petit-bras de s'attaquer aux dérogations abusives, ou aux chefs d'établissements trop accueillants (pour gonfler leurs effectifs et leur prime), prononçait la fin prochaine de la carte scolaire, avec assouplissement immédiat de 20% de tolérance (calculés comment? Limités comment?...)

Le triple effet qui coule

    Premier effet, pointé par un rapport de l'Inspection générale, ultra-secret (de Polichinelle): la ghettoïsation de certains bahuts. Car figurez-vous que les fuyards ont visé les beaux quartiers au lieu de se ruer vers les ZEP. Incroyable!
    Deuxième effet: le bordel dans les prévisions de rentrée. Car notre administration d'incapables n'est pas fichue de nommer les profs sans connaître les effectifs. Dingue!
    Troisième conséquence: ceux qui en ont le pouvoir – les proviseurs des lycées – renvoient les élèves à leur secteur quand des sections sont pleines, traitant tous les vœux d'orientation comme des ruses géographiques. Et les élèves à qui on faisait miroiter un ausweiss sont ainsi orientés sur leur deuxième ou troisième vœu, et après les autres – c'est à dire en bouche-trous. Pour eux, c'est le rétrécissement de l'offre scolaire.

     L'homme aux cinq ou six cerveaux est victime de son anatomie de génie: le cerveau qui pense ne doit pas être celui qui parle...

BB    


Service minimum

Merci à Cabu & Pétillon - Le Canard Enchaîné


Le Mammouth se déchaîne stéréo

Du neuf au juke box d'été:
cliquez ci-dessus pour entendre Mâme Sarko et Carla Brownie


Encore ces accusations de pédophilie!

Merci à Kiro - Le Canard Enchaîné


Lycéens: "Tous à la manip' ! "


Le niveau baisse

Élocution approximative du Président:

c'est le Chanoine cuirs?


Baroud d'honneur syndical, manifs piteuses:
où est-ce qu'on vous le mai ?

Merci à Pétillon - Le Canard Enchaîné


"Au SNIUPP, les luttes,
Moindrot n'en faut."


Notre rubrique Allegria


Le Canard Enchaîné

Ce grand savant que le monde entier nous envie...
S'ils le veulent, qu'ils le prennent!


La populace n'a pas de reconnaissance électorale:

pour Darcos,
le péril gueux


Suppressions de postes:
le privé mieux traité que le public

Que choisir: vœux pieux, ou athées souhaits?


Promo pour le plaisir :
les toujours ouvrables, de Soph'

"... c'est d'avoir pour fan le Mammouth Déchaîné lui-même."


Et pour les vrais lecteurs de papier, ça sort en librairie ces jours-ci.

 
 

 

 

15 mai 2008

 

Manifs à répétition:

rendez-vous la semelle prochaine!
 
Allez, un petit rappel pour la route, ça fera plaisir à Santini et Copé, qui sont à l'honneur ces temps-ci: les Copé d'honneur

Travailler plus
pour ne rien gagner du tout

    Notre joyeux secrétaire d'État à la Fonction publique s'est trouvé un nouvel emploi. Jusque-là uniquement connu pour ses fines saillies télévisées, le Guy Montagné de la politique s'est découvert un talent de porte-flingue sarkozélé. Après ses âneries sur le salaire des profs ou les effectifs de la fonction publique (voir ci-dessous), il en remet une couche.
    Voilà qu'il propose que les profs fassent grève "à la japonaise", c'est à dire qu'ils aillent travailler avec un brassard de gréviste! Et donc sans salaire...
    Comment n'y avions-nous pas pensé tout seuls? La grève discrète et masochiste, mais bien sûr!!!
     Lançons à cette occasion un nouveau concours, que nous intitulerons, en hommage à ce phare de la pensée sociale, le Santinithon:
    qui saura être con comme une idée de Santini? Allez, je me lance...

  • Manifester de nuit au fin fond du Cantal.
  • Imprimer les tracts à l'encre invisible.
  • Chuchoter des slogans de soutien au gouvernement.
  • Faire grève pendant les vacances.

Le métier de Santini:
la politique du pitre

"On ne gagne rien à vouloir paraître
ce qu’on n’est pas réellement."
(André Santini)

Aucun risque!

Améliorons le système Santini:

manifestons avec un brassard
"prof au travail"
et faisons-nous payer.


La grève à la Santini:

On ne pipe mot,
mais c'est
la dure lutte des classes



Merci à Plantu - Le Monde


Selon Santini, ce-crétin d'État à la fonction publique, août 2007:
fonctionnaires = 24% de la population active.

Selon l'INSEE: entre 5,5% (fonction publique d'état titulaire) et 17% (fonction publique d'état + hospitalière + territoriale, non-titulaires compris).

Il a donc faux à 30% selon la police, à 80% selon les manifestants.


Je vous assure,
11200 postes,
sur le total,
c'est négligeable!...


Charb

DEMANDEZ LE PROGRAMME

Nouveaux programmes Darcos en débat

    Parmi les mesures présentées dans les nouveaux programmes de X. Darcos, il en est plusieurs sur lesquelles le débat fait rage (comme la maladie), débat ignoré des journalistes. Il revenait au Mammouth Déchaîné de vous en saisir de toute urgence :

* Le nouveau temps, l’Injonction du présent, fait partie de quel mode?

    Voici une question bien embarrassante. Ce nouveau temps à la conjugaison originale (voir ci-dessous) et introduite sous l'ordre de Notre Grand président, est à l’origine d’un casse tête terrible. À quel mode doit-il appartenir? À l’Indicatif, ce n’est peut-être pas très indiqué, même si dans le Futur il trouvera sa place et si dans le présent on le sent bien. Le Mammouth se charge d’éclairer nos pauvres (cons d’) instituteurs, c’est bien un nouveau mode qu’il faut créer: l’Inconditionnel.

    Exemple de conjugaison de l’Injonction du présent qui se décline sur le modèle du futur proche, en remplaçant l’auxiliaire Aller par l’auxiliaire Devoir avant l’expression verbale à l’infinitif et en ajoutant à la fin “pour être un bon citoyen”. On notera l’originalité de la 3ème personne du pluriel. Exemple:

Je dois respecter la loi pour être un bon citoyen.

Tu dois respecter la loi pour être un bon citoyen.

Il doit respecter la loi pour être un bon citoyen.

Nous devons respecter la loi pour être un bon citoyen.

Vous devez respecter la loi pour être un bon citoyen.

Ils doivent respecter la loi pour être un bon citoyen sinon ils vont s’en prendre plein la gueule.

* Introduction d'une Pauvre conjonction de Subordination: Kastoapovqu'on

    Tout le débat est encore de savoir si elle doit ponctuer la phrase ou l'introduire.

    Les deux mon caporal, bien sûr !

DR   


Darcos en panne sur un problème de calcul élémentaire:
la règle de trois n'a pas eu lieu


Nouveaux programmes:
adieu la préhistoire...


... dès la rentrée 2008


"C'est obligatoire. Il n'y a pas d'autres moyens
de réduire les dépenses publiques
et l'endettement que de réduire
les frais de personnels
."

Signé Santini,
secrétaire d'État
à la Ponction publique.


Action, réaction!


Ranson

Hortefeux à l'Éducation,
prochaine bonne idée?


Le Mammouth se déchaîne stéréo


DEMANDEZ LE PROGRAMME


Repentance:
chaque élève de CM2 devra porter la mémoire d'un conseiller général UMP.


D'une pierre, deux coups
(dans la gueule)


Merci à Tignous - Charlie Hebdo


Protocole d'accord de discussion pour la réforme du primaire:
ceux qui signent pensent que c'est un Moindrot mal?...


Les réacs pensent l'école:
un petit coup de blouse


LE PLAN VIGIE-PILATE


Merci à Charb

... et je m'en lave les mains.


Protocole d'accord de discussion pour la réforme du primaire signé par le SNUIPP:
Moindrot n'en faut !


.

 

.

10 mars 2008

 
Le pauvre con-trôle continue
 
Dernière minute, 26 mars: le Mammouth Déchaîné, décomplexé et réactif, se jette comme un cancrelas énervé sur toutes les modes qui passent à sa portée.
Et le résultat est drôle...

Bombardements furtifs

        Comme l'ÉducNat semble en prendre petit à petit l'habitude, elle vient de changer en plein cours de l'année les règles d'attribution du Brevet des Collèges.
        Le principe a de quoi affoler les élèves: à six mois de l'examen, ils découvrent de nouvelles contraintes – et leurs professeurs tombent des nues, tenus d'adapter sans préavis une évaluation commencée depuis près de la moitié de l'année.
        Dorénavant, l'acquis du B2i (Brevet informatique et internet) et du niveau A2 dans une langue vivante sont obligatoires pour être breveté en fin de collège. Aucune autre discipline n'est élimanatoire, et voilà que l'attestation d'une pratique informatique ne faisant pas l'objet d'un enseignement spécifique peut empêcher un élève d'avoir son Brevet. Idem pour la langue: désormais, on pourra avoir des faiblesses en Français, histoire, ou EPS, mais pas en langue étrangère!

Cinquième colonne...

        Petite anecdote personnelle...
        Il y a cinq ou six ans, à la naissance du fameux B2i, mon principal m'a emmené par erreur à une réunion sur le sujet. L'erreur: ce n'était pas un raout technique où j'aurais eu ma place d'administrateur de réseau, mais une grand-messe de l'Inspecteur d'académie pour les principaux. Et j'y ai entendu ceci: ceux qui mettaient en place ce B2i étaient conscients qu'il est illusoire d'imaginer rendre compétents en informatique l'ensemble des collégiens, mais ils tablaient sur le sentiment de culpabilité (sic) des profs pour les amener à investir davantage les salles d'ordinateurs pour "travailler autrement".
        Il est agréable d'être ainsi manœuvré malhonnêtement. C'est à ça qu'on reconnaît l'estime dans laquelle nous tient l'administration qui nous emploie.

Obsession normalisatrice
des institutions européennes

        Aujourd'hui, nouveau largage de défoliant inodore, le "niveau A2" en langue. La Commission Européenne, dans son obsession normalisatrice, a passé commande d'une usine à gaz, un "Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues" (CECRL, habituez-vous), qu'elle veut être la référence unique pour l'enseignement des langues en Europe. (Nous ne discuterons pas ici des mérites dudit, le Mammouth laisse la pédagogie en classe.)
        Ce "cadre" établit des niveaux de compétence distincts de nos programmes ou du découpage en années scolaires. Il n'a pas de caractère strictement obligatoire, mais c'est une "référence" que l'on veut incontournable (cherchez la nuance, moi je n'ai pas trouvé...). Hélas, les profs français sont longs à s'y mettre. Les profs, tout autant que ceux qui les recrutent et les forment: il y a une vraie schizophrénie entre la décision politique et l'échelon pédagogique.
        En 2007, grand branle-bas: ouverture hâtive de stages, grosse pression en faveur du CECRL. Et la même recette que précédemment est appliquée pour passer sous les radars: en janvier, annonce que le fameux niveau A2 sera exigé pour l'obtention du Brevet. Ou comment amener les profs, par la culpabilité envers leurs élèves sacrifiés, à faire dans le plus parfait bricolage un truc qu'on n'arrive pas à leur imposer. Si quelqu'un pense encore qu'on ne nous prend pas pour des (pauvres) cons...

Rions un peu

        Pour sortir de l'impasse ainsi bâtie, une deuxième circulaire nous dit que la note de 10/20 en langue vaudra le niveau A2: lequel ne se note pas, c'est une liste de compétences acquises / non-acquises, hi hi. Ou comment piétiner soi-même son beau jeu de stratégie...
        Le CECRL, achat inévitable pour tout établissement et tous les profs de langues du primaire au supérieur, est tombé dans le giron d'un éditeur privé (Didier: 23,6 € ). Comment a-t-on pu ne pas le confier au CNDP?!? Un mystère que notre chanoine nous expliquera...

BB     

Notre rubrique Allegria
dernière minute

 
Allègre "a déjà la composition de son cabinet en tête"
(Le Figaro)
 
Un siphon, phon, phon...

 

Y a-t-il un pilote dans l'avion ?

        Piloter, évaluer, trouver des indicateurs, les référentiels de compétence, le socle commun, définir des contrats d'objectifs, ce sont les mots qui reviennent de façon récurrente dans la bouche des institutionnels (du gouvernement comme des régions ou départements) et qui traduisent surtout un certain désarroi politique face à une impossibilité intellectuelle de penser l'école. Il faut donc développer un discours profondément marqué du sceau scientifique pour justifier une évolution qui est dessinée dans certains rapports (OCDE, LOLF, UE) depuis parfois plus de 10 ans. Discours qui tranche avec celui du "tout le monde sait bien". En apparence seulement, car de toute façon l'objet est de démontrer que ce que tout le monde sait bien, et bien tout le monde a raison de bien le savoir. En revanche, ce sur quoi tous les chercheurs et sociologues s'accordent, nulle part dans ces institutions il n'en est fait état (notez d'ailleurs que c'est tout juste si on dit pas que les sociologues, il y en a trop).

        La question est de savoir dans quelle mesure la réussite de l'école est soluble dans l'évaluation. La culture du résultat est-elle applicable à l'évaluation de la réussite scolaire? Encore faudrait-il savoir ce qu'est la réussite scolaire. Le niveau d'étude et le diplôme ? C'est en contradiction avec ce que l'on nous dit sur les filières professionnelles et ce que l'on nous rabâche sur le manque de plombiers. C'est en porte à faux également avec la vue à court terme que donnent les résultats aux examens. Les outils manquent et manqueront toujours du moment que l'on cherchera à mettre en adéquation l'école avec une société qui ne cesse d'évoluer. La fin des lamenti n'est donc pas pour demain.

        Et puis, qu'en tirer, de ces évaluations ? Ce que l'on peut craindre c'est l'émergence d'un nouveau dogme pédagogique qui ne sera certainement pas mieux que les autres. Une pédagogie scientifique du résultat qui va satisfaire dans l'instant les partisans des vieilles méthodes mais aboutira à un même constat d'échec car elle ne prend pas en compte que l'école lutte contre la société du consommable et de l'éphémère.

        Le problème est aussi que certains dans l'EN ont intégré cette culture. Les corps d'inspection ou de direction. On ne peut pas attendre autre chose de personnes payées pour cela et qui ont été recrutées sur leurs capacités (et leur servilité) à développer une attitude manageriale. Plus grave est la cécité de certains enseignants. Il faut même remarquer que plus on s'éloigne des classes contingentes, ou les problèmes se posent vraiment, plus on est adepte de cette culture du résultat (et plus on a des idées sur ce qu'il faut faire d'ailleurs...). Alors s'il vous plaît, ceux qui n'ont pas vu de classes de 6e depuis 20 ans, ne venez pas expliquer comment travailler à ceux qui se débattent avec.

        Cependant, la différence avec il y a encore dix ans, c'est que désormais on ne nous fait plus croire que tout cela se fait au nom du progrès pédagogique, du mieux disant culturel et du travailler autrement pour travailler mieux. Il n'y a plus que certains militants naïfs de la pensée gnangante-SGEN-CFDT qui se voilent encore la face. Tant mieux, c'est toujours ça.

DR   


Notre rubrique Allegria

Allègre sur les rangs pour un maroquin?
 
Le Glaude: "Je ne fais pas de politique-fiction."
 
Sans blague?
De la politique friction alors...

Mot d'enfant de saison:
"Madame, le quotidien, c'est bien, mais pas tous les jours !"

L'égalité des chances,
c'est du cinéma

Classes préparatoires:
seul un élève sur dix (9 %)
vient d'un milieu défavorisé,
contre un sur trois (29 %)
il y a vingt ans.

Ascenseur social:
la liste raccourcit.

Dernière lubie du Chanoine:
 
Pour le petit déporté à parrainer,
on aura le choix?


Le Mammouth se déchaîne stéréo


Qui veut évacuer la laïcité?
Le chanoine de latrines?


"L’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé..."
 
... Encore ces vilaines accusations de pédophilie...

Français, respect, politesse:
tout fout le camp

Nous remercions Kadey, qui nous a offert ce dessin pour nos étrennes.

Français: le niveau baisse
 
On ne dit pas
"Je me suis fait Bruni !"

mais
"Je me suis fait bronzer."


Perle d'élève de saison
( authentique, juré ! )
 

définition du syndicat:
"Groupe de personnes dans une entreprise qui donne son avis sur l'ambiance".
Quelle lucidité!


"Je ne dois pas dire de gros mots.
Je ne dois pas dire de gros mots.
Je ne dois pas dire de gros mots...
"

   
.

 

.
16 décembre 2007

Esprit de défonce

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     De plus en plus décomplexé, de plus en plus moderne, converti à l'économie de marché (que dis-je? à l'économie de jogging!), le Mammouth Déchaîné innove, le Mammouth Déchaîné délocalise! Nous sous-traitons pour la première fois notre production, et les deux articles ci-dessous sont le fruit d'une immigration bien choisie. Ils ont déjà été publiés sur le ouèbe, et nous espérons leur donner un nouvel écho avec l'accord de leurs auteurs.
     Entre culture de guerre et guère de culture, esprit de défense et entreprise de défonce, le Mammouth Déchaîné se sent tout soudain bien peu de choses...

Bientôt l'autonomie
des collèges et des lycées?

     La loi «Libertés et Responsabilités des Universités» (LRU), votée le 10 août 2007, sous couvert de conférer la sacro-sainte Autonomie aux Universités, prépare en réalité le démantèlement du service public d’enseignement supérieur. On sait l’ampleur du mouvement qu’elle a suscité et qui réclame son abrogation.

     Pendant ce temps, une commission se réunit dans les salons dorés de la République: la commission Pochard. Que prépare-t-elle? Rien de moins que l’«autonomie » des établissements scolaires.
     Officiellement, la commission est chargée de réfléchir sur le métier d’enseignant. Plus exactement, dans la lettre de mission envoyée le 20 septembre 2007 à Marcel Pochard, Conseiller d’Etat, Xavier Darcos explique : «Le Président de la République et le Premier Ministre m’ont demandé, dans la lettre de mission qu’ils m’ont adressée, de mener le chantier de la redéfinition de la condition enseignante et d’entreprendre une large concertation avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative et notamment, des représentants du monde enseignant. Ce processus, qui doit s’achever au printemps, se déroulera en deux temps: l’élaboration d’un état des lieux argumenté, sous formes d’un Livre Vert, puis celui de la proposition du gouvernement et de la négociation, sur le fondement d’un Livre Blanc». Mis à part les talents chromatiques cachés de Xavier Darcos, avouons que cela ne nous apprend pas grand-chose. Pour en savoir plus, mieux vaut directement lire la lettre de mission envoyée le 5 juillet 2007 par Nicolas Sarkozy et François Fillon à Xavier Darcos. En effet, les conclusions d’une commission ministérielle se trouvent souvent dans la lettre qui en est à l’origine…

     Nous allons voir qu’elle suit une logique en tous points identiques à celle mise en œuvre pour la LRU. Tout d’abord les deux premiers paragraphes sont communs à toutes les lettres de missions destinées aux différents ministres, y compris à Valérie Pécresse. Le résultat de l’élection présidentielle y est en quelque sorte présenté comme un référendum anticipé sur toutes les réformes présentes et à venir. Ensuite, le constat est semblable : l’échec en licence est remplacé par «les 20 % des élèves [qui] sortent du système scolaire sans qualification». Dans les deux lettres, une prétendue «bataille mondiale de l’intelligence» risquerait d’être perdue si tant pour nos établissements scolaires que pour nos Universités, l’objectif de gagner des places dans les tout puissants «classements internationaux» n’était pas rempli. Enfin, quelques citations nous montrent que les modalités sont les mêmes:

 autonomie: «vous donnerez d’abord à tous les établissements plus de souplesse et d’autonomie, en particulier dans le domaine budgétaire, pour leur permettre de mettre en œuvre, sous le contrôle bien sûr de l’autorité académique, un projet pédagogique qui leur soit propre»

 «orientation active» et mission d’insertion professionnelle: nous estimons que tous les élèves, dès la classe de cinquième, devraient suivre un parcours de découverte des différents métiers. Ce sera le rôle d’un nouveau service public de l’orientation, que vous mettrez en place, que d’organiser ce parcours et de donner à chaque famille et à chaque élève des informations pertinentes, fondées sur des évaluations précises et publiques, sur les différentes filières de l’enseignement supérieur et de l’enseignement technique et professionnel. La réussite scolaire, c’est que chaque enfant puisse s’orienter dans une voie qui corresponde à ses projets personnels, à ses talents, aux besoins du marché du travail.

 chantage de l’évaluation: «Vous garantirez la liberté pédagogique des enseignants, en contrepartie de quoi vous les évaluerez plus régulièrement sur la base des progrès et des résultats de leurs élèves.», «une évaluation régulière des enseignants sur la base des progrès et des résultats de leurs élèves, et non pas sur les méthodes qu’ils utilisent», «une évaluation en profondeur des établissements, qui sera disponible pour les familles ; enfin, une évaluation indépendante et régulière de l’ensemble de notre système éducatif, afin que l’autorité politique puisse en permanence prendre les décisions nécessaires pour garantir la qualité de l’école et sa capacité à répondre aux obligations et aux attentes du monde contemporain»

 mise à mort des concours nationaux (CAPES, AGREG) et des statuts associés: «La formation des enseignants devra durer cinq ans et sera reconnue par un diplôme de niveau master»

 employer moins d’enseignants pour (peut-être) les payer plus, en individualisant les carrières : «Nous voulons également que la rémunération des enseignants corresponde mieux à l’importance de leur rôle pour la nation, à court terme en permettant aux enseignants qui veulent travailler plus pour gagner plus de le faire, à moyen terme en conciliant mieux l’évolution des effectifs et l’évolution des rémunérations. Nous souhaitons que le mérite soit reconnu, tant au niveau individuel que collectif. C’est possible tout en étant objectif. Il nous semble naturel que chaque enseignant puisse maîtriser, par son travail, l’évolution de sa carrière et de ses revenus en s’investissant comme il le souhaite dans son métier principal et dans des activités complémentaires. Les obligations de service des enseignants devront tenir compte de cette nouvelle liberté qui leur est offerte», «l’engagement présidentiel d’embaucher un fonctionnaire pour deux partant à la retraite»

     Il y a aussi des mesures plus spécifiques à l’enseignement scolaire, par exemple une sorte d’«enseigner moins pour apprendre plus » : le projet «pose la question de l’ampleur actuelle des programmes scolaires et de la surcharge horaire imposée aux enfants, dont les journées de travail sont parfois plus longues que celles de leurs parents. De fait, les enfants français ont des emplois du temps plus lourds que leurs homologues étrangers sans que cela se traduise par un niveau scolaire général sensiblement supérieur. Vous ouvrirez donc une réflexion sur la manière de réduire le volume horaire imposé aux enfants tout en valorisant les activités collectives et d’ouverture, et sans renoncer à nos exigences essentielles»

     Pour être honnête, reconnaissons que les membres de la commission peuvent avoir d’autres idées. Qui sont-ils? Parmi eux, on trouve, entre autres, un ancien premier ministre d’une autre majorité, deux professeurs de l’Enseignement Supérieur et deux directeurs de recherche. Comme membre de l’Education Nationale, seul un inspecteur général est présent; c’est normal, pour demander leur avis aux professeurs, la grande concertation suffira… En revanche siègent deux éminents experts: Foucauld Lestienne, directeur délégué des ressources humaines et des relations sociales du groupe La Poste, et Philippe Manière, directeur général de l’Institut Montaigne, présentateur de l’émission «les grands débats du mardi» sur B.F.M., éditorialiste au mensuel «Enjeux-Les Echos». Justement, l’Institut Montaigne, qui se définit comme un «think tank indépendant», a publié en novembre 2001 un rapport intitulé «Vers des établissements scolaires autonomes». On peut y lire : «Nous proposons de donner aux établissements publics ou privés, qui en feront la demande, les moyens de la plus large autonomie possible sans que pour autant l’éducation cesse d’être nationale:

 Que soit reconnue au chef d’établissement la possibilité d’orienter la politique de son école – dans le cadre du projet d’établissement – et d’avoir une réelle capacité de choix pour organiser les enseignements.
 Que l’enseignant puisse faire le choix de l’établissement auquel il souhaite collaborer en fonction des orientations pédagogiques de celui-ci.
 Qu’il y ait entre le chef d’établissement et l’enseignant un acte de cooptation et d’embauche, rompant avec la routine aveugle des carrières au barème.
 Que, dans un monde complexe et mouvant, l’initiative laissée aux établissements offre aux élèves une diversité de formations.»

ou encore:

 «Donner aux chefs d’établissement la possibilité de recruter leurs collaborateurs après appel de candidature ou candidatures spontanées, dans la mesure où les candidats sont habilités.
 Donner aux enseignants, d’abord mus par le goût de transmettre une culture, la possibilité de recevoir en des lieux divers une formation permanente qualifiante.
 Donner à des personnes compétentes engagées dans d’autres professions la possibilité d’être habilitées à enseigner.
 Accorder aux établissements une totale autonomie financière, en particulier dans la gestion de la masse salariale.
 Constituer des conseils d’administration et conseils stratégiques qui assistent la direction dans sa tâche et lient l’école à son environnement social, économique et culturel.
 Introduire dans les établissements une culture de l’évaluation et de la transparence.»

     On voit que la LRU et la future réforme des établissements scolaires s’inscrivent dans la même logique : appliquer des recettes manageriales en déréglementant le «marché du travail» des personnels, préparer le désengagement de l’Etat et mettre en concurrence les établissements.

     N’attendons pas les conclusions de la commission Pochard ! Dès maintenant, appelons nos collègues de l’enseignement scolaire et leurs organisations à rejoindre le mouvement contre la LRU !

Frédéric Caupin   
Maître de Conférences à l’Ecole Normale Supérieure
Article publié sur le site bellaciao.org/fr

Education à la défense:
une culture de guerre pour l'école

     Le protocole sur l’éducation à la défense signé le 31 janvier 2007 entre les ministres de la Défense, de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche, fait l’objet d’une circulaire sur les actions à mettre en place dans les établissements scolaires (BO n° 32 du 13 septembre 2007). Cette circulaire a de quoi faire naître de légitimes inquiétudes. Sans remonter à l’époque des bataillons scolaires qui, à la fin du 19e siècle, ont préparé toute une génération d’enfants à accepter le sacrifice de leur jeune existence dans les tranchées de la Première guerre mondiale, il faut rappeler que l’éducation à la défense, dans le sens où on l’entend aujourd’hui, remonte au début des années 1980, avec un premier protocole (1982) signé entre les ministères de la Défense et de l’Education nationale: «la notion de défense est indissociable en France de l’existence d’une communauté nationale façonnée par l’histoire, animée d’un véritable esprit de défense». L’armée charge donc l’éducation nationale de «développer l’esprit de défense» chez les élèves et l’Education nationale n’y trouve rien à redire. Jusqu’à présent, l’éducation à la défense était intégrée, en collège et lycée, aux programmes d’éducation civique. Les prescriptions officielles en seraient restées lettre morte si l’éducation civique n’était devenue matière obligatoire au DNB et c’est ainsi que l’on a vu, au cours des dernières années, les élèves de fin de troisième plancher – ou faire semblant – sur de naïfs et ridicules documents à forte teneur propagandiste, souvent fournis par le ministère de la Défense, censés montrer que «quand la défense avance, la paix progresse»(1). Les élèves n’étant évidemment pas autorisés à faire preuve d’esprit critique quant à la légèreté de cette assertion en faisant observer, par exemple, que les colossales dépenses militaires, les exportations d’armements ou la bombe atomique n’étaient peut-être pas de nature à faire progresser la paix.

     Mais c’est quelque chose d’entièrement nouveau et de très alarmant qui se met en place avec la circulaire du 13 septembre qui affirme d’emblée que «au collège et au lycée, l’ensemble des disciplines doit concourir à l’éducation de la défense». A partir de la présente rentrée, tout doit être mis en œuvre pour concourir à ce que les responsables appellent une «culture de défense». Depuis la formation des enseignants en IUFM jusqu’aux programmes scolaires, en passant par les enseignants-chercheurs des universités et les conseils de la vie lycéenne (CVL), l’option découverte professionnelle en classe de troisième, les travaux personnels encadrés (TPE), l’armée s’incruste dans l’ensemble des structures éducatives: «les formations de défense – est-il précisé – doivent trouver leur plein rôle dans la construction de la réflexion et de la culture des futurs responsables que forment les établissements d’enseignement supérieur». Les échanges avec les unités militaires, les visites de sites et d’installations militaires sont vivement encouragés. Il est même envisagé la «création d’un identifiant graphique», sans plus de précision; s’agit-il d’un fichage militaire de l’ensemble des élèves? Bien sûr, c’est la question des programmes scolaires qui suscite la plus vive appréhension puisque de nouveaux programmes doivent être définis par des «groupes spécialisés de réflexion» (sic) qui prendront en compte cette dimension militaire de l’enseignement. Un aperçu de ce que pourrait donner cette approche en histoire-géographie est donné par l’Inspection pédagogique de l’académie de Nantes qui, sur son site internet, suggère, de façon «indicative» – du moins jusqu’à présent, car dorénavant l’indicatif devient impératif – ce que pourrait être l’enseignement de l’histoire en collège, revisité par l’armée: ainsi, l’étude de la chrétienté occidentale (Xe-XVe siècles) en classe de cinquième devrait être l’occasion d’aborder le thème de la «Nation», la France de 1815 à 1915 (classe de quatrième), «le nationalisme et le patriotisme», et la Seconde guerre mondiale» (classe de troisième) devra mettre l’accent sur «la drôle de guerre, la débâcle, la résistance», thèmes dont l’importance n’échappe à personne en comparaison de la shoah. Comme on le voit, avec l’esprit de défense, les élèves de cinquième n’ont pas à connaître la sauvagerie et l’intolérance des chevaliers des Croisades, ceux de quatrième n’iront pas s’égarer dans la brutalité des guerres coloniales, quant aux élèves de troisième, on leur épargnera les guerres de décolonisation. L’esprit de défense risquerait fort de ne pas sortir intact de tous ces épisodes et de beaucoup d’autres du même genre que les élèves n’ont pas à connaître, parce que, décidément, dans l’histoire, l’armée n’a joué que très rarement le rôle qu’elle prétend s’attribuer. Ainsi, après plusieurs années d’ «éducation à la défense», les élèves quitteront le lycée sans avoir conscience que la vocation de l’armée, dans l’histoire comme de nos jours, consiste fondamentalement à faire la guerre. Il est curieux d’ailleurs, de constater que, dans tout cet attirail règlementaire autour de l’esprit de défense, le mot «guerre» ne soit jamais évoqué, pas davantage non plus que celui d’ «armée». Sous le terme de «défense globale», confondant les missions strictement militaires avec, notamment, celles de la protection civile, on se livre en réalité à un dangereux amalgame visant à placer sur un même registre la fonction d’un Canadair et celle d’un Rafale chargé de missiles nucléaires.

     Derrière l’éducation à la défense, derrière l’objectif tout prosaïque et clairement affiché par le protocole du 31 janvier 2007 «de répondre aux besoins de recrutement de l’armée», se profile à nouveau une tentative d’instrumentalisation de l’histoire. Après la Marseillaise obligatoire à l’école primaire, après l’amendement avorté sur les aspects positifs de la colonisation, après la lettre de Guy Môquet, l’enseignement de l’histoire se trouve malmené, menacé, cette fois-ci, de l’intérieur, par une simple ciculaire administrative qui n’a fait l’objet d’aucun débat public. Avec une certaine indécence, on n’hésite pas à manipuler le socle commun de connaissances et de compétences ajouté par le législateur à la loi d’orientation sur l’école, les instigateurs de l’esprit de défense allant jusqu’à prétendre que «l’éducation à la défense (...) figure dans le socle commun (...) au titre de trois piliers: la culture humaniste, la compétence sociale et civique et le développement de l’autonomie et de l’initiative». Ce qui est triplement faux: non seulement, le socle ne dit pas un mot de l’esprit de défense, mais les valeurs qu’il semble, au moins officiellement, promouvoir sont à mille lieues de cette culture de guerre à laquelle on voudrait soumettre l’école. On y lit en effet que «maîtriser le socle commun (...), c’est être en mesure de comprendre les grands défis de l’humanité, la diversité des cultures et l’universalité des droits de l’homme, la nécessité du développement et les exigences de la protection de la planète». C’est aussi «être capable de jugement et d’esprit critique». (JO, 12 juillet 2006). Avec l’éducation à la défense, lorsque Bugeaud enfumait les Arabes dans des grottes ou lorsque des paras torturaient en Algérie, les élèves finiront par croire qu’ils faisaient acte d’humanisme.

Lubin     
http://journaldecole.canalblog.com/  

(1) Académie de Nantes, DNB, juin 2006
(2) http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/
http://journaldecole.canalblog.com/archives/2007/06/05/index.html
http://journaldecole.canalblog.com/archives/2006/07/31/index.html

Le Mammouth n'hésite pas à se mouiller!

Le Mammouth se déchaîne stéréo

Notre rubrique Allegria

D'un ponte de l'UMP,
à propos de ministrables:

«Claude Allègre?
Pourquoi pas?
Il est populaire dans notre électorat.
»


On se demande bien pourquoi...

Revalorisation de la profession :
on ne toucherait pas au statut 
:

label et le Pochard?


Laporte franchit le rugby con:

On abrutit
[les enfants] par des
cours à n'en
plus finir.

Et pendant ce temps...

... d'autres n'en finissent pas de courir comme des abrutis...

Selon Santini, sous-Ministre de la Fonction publique,
" l'État ne choisit pas les fonctionnaires".
Le Mammouth Déchaîné, toujours prêt à instruire les cancres, invite l'ignorant à consulter fonction-publique.fr, site de son propre ministère, pour y découvrir le mode de recrutement de ses fonctionnaires.

Il faudrait créer un réseau Santinelle pour détecter les conneries


Si c'est lui-même qui le dit...

Pour ceux qui ne suivent pas:
le Copé d'Honneur de Santini.


Où leur a-t-on mis la sonde?
(suite)

Mai 2007
52% votent Sarko.

Août 2007
61% des sondés
sont contre "le non-remplacement de plus de 22000 fonctionnaires partant à la retraite".

(La formulation était pourtant bien crémeuse; "la suppression de plus de 22000 postes de fonctionnaires" aurait dit les chose plus clairement!).

       
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19 novembre 2007
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DarKos: "faire de l'école un athlète et non plus un sumo."

Cogito ergo sumo
Dernière minute (21/11):
Santini reçoit un
Copé d'honneur.
Vidéo en ligne
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23/11 Dernière minute-Réforme des lycées: Comme vous ne le savez pas, les syndicats de l'éducation nationale participent actuellement à des groupes de travail ministériels... suite sur le blog.

Rentrée 2008:
11200 suppressions de postes


Luz - Charlie Hebdo


Les sumos pour le dire

    En son temps, Allègre causa un tollé avec son "il faut dégraisser le Mammouth". Il entendait par là la part administrative de l'institution, mais son mépris s'exprimait tant par ailleurs...
     Aujourd'hui, DarKos veut que l'école ne soit plus "un sumo" (au fait, on dit un sumotori, sauf son respect), mais un athlète (va dire ça en face à un sumotori, tu verras si ce n'est pas un athlète!).
    Et le prof, petite chose hypersensible, de s'offusquer.

    Pourquoi ces choix lexicaux rentre-dedans font-ils cet effet aux profs? Après tout, qu'un gros con bouffi de préjugés poujado-universitaires ou un ministre de Sarkozy aient une piètre image de l'ÉducNat n'a rien de bien singulier.
    Oui, mais voilà: un ministre n'est pas censé avoir ses administrés en piètre estime. Ne peut-il réformer sans salir? Nombre d'entre nous jugent avec sévérité les performances de l'école – mais chacun s'attache à bien faire. Le jugement collectif, c'est chacun, qui l'entend. Et ce qu'il entend, ce n'est pas un politique qui a des opinions différentes, c'est un ministre qui n'aime pas son ministère.

    Les hommes politiques qui songent, davantage chaque jour, à leur com' doivent apprendre une chose: pendant qu'ils parlent, on les écoute.

Question de poids:

sumo PEGC,
c'est possible?


Où leur a-t-on placé la sonde?...

Sondage de septembre 2006:
l'école fonctionne mieux dans la prise en charge des élèves en difficulté.
(Avis des sondés.)

Constat 2007:
et VACHEMENT mieux aussi pour la production d'élèves en difficulté!


Même sondage:

plus de 90% pour la diminution du nombre d'élèves par classe et l'augmentation du nombre de profs.
52% contre la suppression de la carte scolaire.

Et 52% ont voté Sarko qui annonçait etc. Cherchez pas...

Notre rubrique Allegria

Allegre jacta est

Dans notre série
"On atteint un sumo de la pensée"...
Admirez le haut niveau dialectique de l'argumentation du Glaude: on le croit lancé sur une comparaison de la charge de travail? Ben non, tout soudain, après un petit taccle glissé aux retraites des cheminots (tu penseras à nous dire le montant des tiennes, le Glaude?...), il s'embarque dans une sombre (noire?) histoire de "fondamentaux" à risque dans les quartiers difficiles (alors que prof de musique, c'est rigolo partout). Le monde entier nous l'envie.

Un Janus artificieux

    DarKos se multiplie sur les plateaux de télé, ces jours-ci. Grande offensive, mais complexe: visiblement, il faut emporter l'adhésion du public, tout en flattant l'enseignant, ce qui demande un certain talent de contorsionniste.
    Le problème, c'est de trouver de la cohérence dans les propos du ministre...

    Il dresse un tableau mesuré de la situation, des difficultés, voire des lacunes de l'école; le constat est honnête, et l'analyse et les objectifs montrent la connaissance du métier. Il parle enseignement, connaissances, contenus. On est loin de l'insulte allégrienne, ou de la péremptoire oukaze à la De Robien.
    Puis il annonce les mesures à mettre en œuvre. Et là, on ne voit pas le rapport avec ce qui précède: diminution des moyens purement arithmétique, plus un mot sur les cours (forcément!), compensés ou remplacés par des études du soir ou du sport. Il énonce le programme de campagne de son Conducator, et on se demande à quoi servait le préambule, puisque le lien est invisible!

Le côté obscur de DarKos

    Autre émission (voir la vidéo sur le blog): il est prompt à dire qu'on ne s'ennuie pas forcément à l'école; les profs savent intéresser leurs élèves. On croit sentir le type qui a foi dans l'institution et les profs. Mais c'est le même qui ailleurs annonce ses 11200 suppressions de postes en disant que, moins nombreux, on fera mieux si on s'y prend mieux: ces bons professeurs seraient donc mauvais?
    Et puis il y a des paroles très révélatrices. Chez Ockrent, annonçant les changements à venir, il déclare que dorénavant le prof devra (?) rester le soir au lieu de "partir en courant". Et ce "en courant", tout soudain, rompt le charme: le prof est un gros branleur qui fuit son devoir, entend-on entre les mots.
    Et avoir un nom à mettre là-dessus (c'est un idéologème, merci Judith Bernard!) n'ôte rien à l'aspect vaguement insultant du propos.

Enlève ton masKe!...

    Et si ce type avait, au fond (peut-être pas vraiment consciemment?), du mépris pour son menu personnel? N'était-ce pas le même qui vantait le modèle anglais: prof + pion + assistante sociale + etc., par opposition au prof français, si peu dévoué qu'il ne fait que des cours?
    Voilà, à se laisser séduire par son côté très prof, on en oubliait une chose: un type qui est ministre-godillot du petit Caudillo ne peut pas être foncièrement bon.

BB    


Suite par anticipation:
j'auto-commente

    "Moi, j'en connais, qui partent en courant!". Inutile de m'écrire, moi aussi. Moi-même, certains jours, je cours. Parce qu'il me reste plein de travail (et quand je devrai, si un jour c'est rendu obligatoire, rester le soir, je le ferai quand, ce travail?); parce que je suis content que la journée de cours se termine, et que je suis comme tout salarié, ravi d'en avoir fini, libre enfin (zut, des copies... N'y pensons pas encore...).
    Pourquoi un enseignant, à l'inverse des autres, devrait-il rentrer chez lui à regret? On nous serine que c'est un métier exigeant, difficile, souvent usant: devrions-nous en plus être masochistes?
    J'ai enseigné avec conviction et scrupule, j'ai le droit de partir à la vitesse de mon choix.
    
Et j'emmerde celui qui y trouve à redire.

BB    


La fin
(de l'échec scolaire)
justifie-t-elle les moyens
(de se foutre de nous)?

    Le "Document d’orientation (...) pour définir un nouvel horizon pour l’école primaire", énonce les moyens de diminuer l'échec scolaire (cf le blog):

- diviser par deux le nombre des redoublements;
- renforcer les fondamentaux, prioritairement le français;
- piloter par l'évaluation (CE1 et CM2);
- travaux en petits groupes pour les élèves en difficultés;
- évaluer autrement les professeurs des écoles.

    La diminution des redoublements est bien un moyen et non un objectif. Logique: quel est le plus visible symptôme de l'échec? Le redoublement (c'est à dire la nécessité de refaire une année quand les objectifs ne sont vraiment pas atteints).
    Pas de redoublement = pas d'échec scolaire?
    Supprimez l'échelle de mesure, vous supprimez le phénomène!

Mode: l'automne, saison des défilés


Le Mammouth se déchaîne stéréo


Université:

Pécresse gonfle les bourses,
mais supprime Aline

Et elle s'étonne que
les étudiants
se mettent en branle!

Plus d'école le samedi:


Charb


Suppression de l'alloc pour
l'installation étudiante (Aline)

AU CROUS
AU SECOURS !


Le Mammouth Déchaîné
barrit avec les étudiants

Opération de pesée de sumo
devant les collèges?


Commission Pochard
(voir ci-contre à gauche)

Allègre se croyait à la
Commission Pochtron

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14 Octobre 2007

3 heures ½
supprimées
le samedi

L'école de l'arrêt public  
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Plus d'école le samedi

Lefred-Thouron - Le Canard Enchaîné


La police piège des parents avec un faux appel du collège:

avec Laval du gouvernement?

PS: et ça marche aussi
avec Mohamed, bien sûr...


Les sages sont des rigolos

Allègre inaugure les auditions de la commission de revalorisation.

Tout un programme...

Nota: le Mammouth demande une contre-audition.


DarKos veut supprimer la filière ES:

profs de S.E.S.
profs de S.O.S.


Le Glaude (suite):

L'académie Nobel remercie Claude pour son œuvre sur le climat.
Elle a bien ri.

DarKos a le sens du poil
(dans la main?)

    Ainsi donc il faut supprimer les cours du samedi matin "pour la vie familiale". Qui dit ça? Une association de parents s'adressant à son maire? Un maire un brin démago tripotant l'électeur dans le sens du poil? Non: un ministre de l'Éducation.
    Le type censé veiller à l'instruction publique est, ô surprise, en charge des Loisirs et du Conseil matrimonial !
    Et pour ceux qui ne partent pas en week-end, il prévoit "des activités sportives et d'éveil" en lieu et place de lecture et d'écriture.

Ces zèles de Guéant
ne l'empêchent pas de nous marcher dessus

    Car le vrai Ministre de l'École, en fait, c'est Guéant. On le croyait Secrétaire général de l'Élysée, mais c'est au fond un éminent expert en pédagogie et rythmes scolaires: "Tout le monde sait bien que les jeunes Français sont des élèves fatigués parce qu'ils ont des programmes démentiels"; et il ajoute "Il y a des économies à faire". (Vous admirerez au passage l'implaquable argumentation, étayée, que dis-je, marmorisée par la science: le fameux Monsieur-tout-le-monde le sait et le rote haut et fort au coin du zinc. La rhétorique sarkozyenne a plus d'un serviteur.)

    Car la fonction principale de l'école de 2007, c'est de ne pas coûter cher. Peu importent les contenus et missions scolaires, on supprimera des cours pour des raisons budgétaires, en s'abritant derrière le confort des familles – le grand, le beau, le maître mot, qui va droit au cœur, et surtout pas à la raison!
    Je sais, un vrai week-end de deux jours, même sans villa au Touquet, c'est bien. Mais voir cette question tranchée en une phrase de ministre, et sans une référence à l'instruction publique, ça défrise le Mammouth qui est en moi.
    Mais je dois être hors-sujet, tout le monde le sait...

BB    



Lefred-Thouron - Le Canard Enchaîné


Attention, risque de collusion

Section éco (suite):
les coïncidences comme on les aime, bien grasses:

    Au moment où DarKos vise la filière S.E.S., un sous-traitant du Medef tire sur les manuels d'éco "marxistes" et réclame "une vision positive du monde de l’entreprenariat ". C'est amusant, cette fascination pour la "vision positive" chez ceux qui veulent mettre l'enseignement au service d'une idéologie...


Le Mammouth se déchaîne stéréo


La police se fait passer pour un collège pour tendre un piège

La France se fait passer pour un état de droit

Les medias se font passer pour la presse


Jeunesse, sport et santé:

Laporte passe de Madrange à Bachelot,
la lutte contre la malbouffe en prend un coup


La lettre de Guy Môquet
lue au lycée le 22 octobre:

trop tard pour
le XV de France


Allègre ne croit pas au réchauffement de la planète

la preuve:

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22 septembre 2007

Ça va brader !

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Le barrisme en deuil: extinction de voix du Mammouth depuis le 25 juillet!

Rompre avec Mai-68
Un peu de tenue!

Le Mammouth dégraissé

le Mammouth, bien dégraissé sur les oreilles


Darkos, ministre de l'étole élémentaire

16 septembre: Soeur Marie-Céline de la Présentation a été béatifiée à la cathédrale de Bordeaux en présence de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, du ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, et du maire Alain Juppé.
Deux d'entre eux au moins sont des garants de la séparation de l'Église et de l'État. Le citoyen français est heureux de se voir si bien représenté.


Rapport qualité/prix (d'excellence)

    Sim-pli-fi-ca-tion,
    
voilà ce qui va certainement être la justification de la nouvelle réforme du Bac. Dire que le système ne fonctionne pas, visiblement cela n'a pas donné satisfaction (1). Alors il faut bien trouver quelque chose pour justifier de noyer son chien car en l'occurrence et comme toujours il s'agit de faire des économies budgétaires en faisant croire qu'on améliore la situation.

    Le bac commun à options ça permet quoi au fait ?

  • de réduire le nombre d'options (le ministre l'a déjà dit),
  • de regrouper les élèves de différents niveaux de faire baisser le nombre de classes,
  • d'augmenter le nombre d'élèves devant chaque prof (1 pour 12 qu'il dit en ce moment !),
  • de réduire le nombre de recrutements supplémentaires (puisque on a moins de classes),
  • de revoir les ambitions (programmes trop lourds "tout le monde le sait", alors que le niveau est déjà calamiteux) et d'établir un socle
    commun a minima,
  • de favoriser l'accompagnement éducatif au dépend de l'instruction (le ministre a dit qu'il faudra "une autre forme de présence") car il va falloir tout de même des résultats,
  • de modifier les cadres statutaires des profs pour leur faire faire ledit accompagnement éducatif (leurs références disciplinaires ne sont « plus adaptés aux besoins d’aujourd’hui », le ministre toujours)

    Et peut-être même, en douce,

  • de limiter l'accès à l'enseignement supérieur,
  • d'évoluer vers le contrôle continu au Bac,
  • de recréer des filières d'élite pour une élite.

    Si pour les profs "l'amélioration du temps de travail" sera un vrai dérèglement climatique, il n'est pas certain que pour les élèves ce soit l'embellie qu'on pourrait espérer.

DR    

(1) voir les sérieux correctifs apportés aux propos du ministre sur la fillière ES ou encore pour le collège unique (sur le blog, septembre 2007 ).


"Politique d'ouverture" du gouvernement:
en ne nous augmentant pas, il met de l'argent à gauche.

Qui veut noyer son Mammouth l'accuse de la rage

    Les déclinologues de tous poils s'acharnent en ce moment sur ce pauvre Mammouth. Le discours n'est pas nouveau il a même, à vrai dire toujours existé, mais sert aujourd'hui bien la situation. Les attaques sont désormais sérieuses car les impératifs deviennent pressants. Impératifs scolaires? Non, car l'institution a bien rempli les missions qui lui ont été affectées depuis les années 60 au moins (voir les derniers rapports, cf le blog).
    Alors pourquoi voit-on un rapport du HCE pointer du doigt avec un à-propos épatant les 25% d'illettrés en 6ème (est-ce si nouveau?)? Quel est ce discours ministériel qui dit qu'avec 11000 profs de moins on va faire mieux? Pourquoi le même ministre dit qu'il faut que "les enseignants travaillent différemment"? Ne travailleraient-ils pas bien, alors? On est à la limite de la calomnie facile. Attaque suprême d'un secrétaire général de l'Elysée (dit aussi Ministre-de-tout Adjoint) qui dit que "Tout le monde sait bien que les jeunes Français sont des élèves fatigués parce qu'ils ont des programmes démentiels". Puissance de l'analyse, quand tu nous tiens!
     Et encore aujourd'hui, de notre Président: il faut réduire les heures de cours, travailler autrement, ou plutôt encadrer autrement. Déjà le discours pédagogique et disciplinaire s'efface au profit d'un maelstrom culturo-épanouissant peu ambitieux et surtout moins coûteux. Du sport, vous en voulez ? Bien, vous en aurez, mais pas encadré par des enseignants avec des exigences pédagogiques. Des animateurs précarisés et inféodés feront aussi bien l'affaire. Et surtout cela coûtera moins cher à la collectivité (qui, par son labeur quotidien, paie ses impôts et qui a bien-raison-de-savoir-ou- c'est-qu'ils-vont).

Politique d'ouverture...
...de la chasse

    Tuer le mammouth, c'est bien l'objectif du gouvernement et c'est tout naturel. Que peut-on attendre d'autre de la part d'élus et de ministres qui sont des libéraux convaincus (et élus en tant que tels)? L'éducation, comme tout service, doit devenir un service marchand (l'AGCS, souvenez-vous...). Pas si décompléxée que cela, la droite traditionnelle prend encore des gants (elle aime bien l'ordre de l'école nationale), elle habille ses propos par des considérations sur les vertus de l'Éducation, du dévouement des professeurs. Reste à savoir quand les libéraux purs et durs de cette droite vont s'affranchir du discours.
    Parce que dans les faits le lent processus de mise en désintégration a franchi une étape de plus et suit une méthode dénigrement-réforme – voire dénigrement-privatisation cadeau – déjà utilisée ailleurs.

DR    



Un"multipass musées" pour les enseignants:
c'est la nouvelle carte scolaire?


"Multipass", suite:
notre augmentation mise au musée plutôt que dans nos fouilles.


Le Mammouth se déchaîne stéréo


2007
après un été pourri,
la rentrée des glaces

2008
11000 postes en moins,
la rentrée dégueulasse


Tentation (et tentative) de recenser les enfants de sans-papiers dans les écoles du Haut-Rhin:

on croyait s'adresser à des directeurs prêts à collaborer:

"Eh, toi, le jaune!"


La nouvelle carte scolaire
projet en cours:



Ne pas confondre:

revalorisation du métier d'enseignant
et
revalorisation du statut de Rocard.


Absentéïsme scolaire:

même à l'université
(d'été du PS)!


Insécurité scolaire:

un excité s'incruste à l'université
(d'été du Medef)!

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25 juillet 2007

Service mini-mômes

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Fillon annonce
qu'il faut un
service minimum
les jours de
grève dans
l'ÉducNat

École
Halte-garderie

    Fillon (en fait Sarko: c'était annoncé pendant la campagne électorale) veut qu'on assure l'accueil dans les écoles. Car, comme chacun sait, le service rendu au public par les écoles, c'est l'accueil! C'est toute la beauté de l'expression "service minimum".
    Remarquons au passage que cet accueil est d'ores et déjà prévu: collèges et lycées l'assurent automatiquement (les chefs d'établissements ont le droit de n'être pas payés quand ils font grève au travail!); quant aux écoles primaires, si le directeur juge l'encadrement insuffisant pour la sécurité des élèves et décide la fermeture, la mairie, tenancière des lieux, peut assurer l'ouverture et l'accueil. Mais c'est compliqué, il faut du monde... Néanmoins, si le contribuable veut de l'accueil pour ses sous, il peut faire chier son maire!

Démenti... mais c'était dans le programme électoral du Grand Manie-Tout

    Quel est pour Fillon l'intérêt de cette annonce à la con, déjà démentie par Darcos? Banaliser l'idée que la grève ne serait qu'une tolérance, dans des limites raisonnables. Et l'association (de malfaiteurs) profs-grève est populistement payante, pense-t-il peut-être. On attend la sortie bisannuelle de l'inévitable "France prise en otage par les grévistes" (quoique ce slogan ne fasse pas toujours mouche, car il y a parfois du syndrome de Stockholm entre la France d'en bas et ses fonctionnaires...).
    Notre Premier Sinistre frustré de pouvoir veut certainement aussi se faire entendre entre deux envolées de l'ex-Chef Suprême de volailles devenu Grand Manie-Tout.
    Et puis pour Fillon, qui s'est cogné les profs dans la rue sur sa réforme des retraites en 2003, il y aurait comme un petit plaisir du coup de pied de l'âne...

BB    

 

Grève partie?...


Darcos annonce 10000 suppressions de postes,
pour 17000 prévues:

cette annonce,
c'est l'arbre qui cache l'enfoiré

    Les soldes continuent!!! Et mi-juillet, c'est la période démocratiquement idéale pour aborder les sujets qui concernent le citoyen attentif et bien informé.


Pas de ministres, pas de hauts fonctionnaires,
pas de cabinets, tout vient du petit teigneux:

Étatitude dirigiste

Service maximum
Le nouveau Mammouth qui se lève tôt et travaille plus innove encore: une mise à jour d'été!

Et en cadeau de fidélité, une activité adaptée à la météo:

des mots croisés géants rien que pour vous!

Le Mammouth Déchaîné vous souhaite de bonnes vacances (de postes)

Le Mammouth se déchaîne stéréo

De plus en plus veule, le velu Mammouth veut plaire à tous.
Après avoir expulsé la tonitruante musique d'accueil, il entend le lamento des e-lecteurs frustrés et leur propose un petit lecteur de musique pour relire ces pages en rythme.


Le grand succès de l'été 2007: le parapluie Mammouth Déchaîné

La boutique s'étoffe
Citoyen modèle, le Mammouth relance la consommation. Notre boutique est de plus en plus riche
(et le Mammouth de moins en moins: rappelons qu'il ne touche rien sur les ventes)

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24 juin 2007
10 000 postes
supprimés

Sous-développement durable

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France, charter d'asile

Enfants à la sortie des écoles,
vieux à la sortie de la carrière:
l'expulsion, y a que ça de vrai


Canicule annoncée sur l'ÉducNat:

10 000 vieux non-remplacés


Juppé lourdé,
10000 retraités non remplacés:

pour les sortants, développement duraille

Énergies non-renouvelables

    Pendant les soldes, on continue de brader: dix mille suppressions de postes annoncées pour 2008 !
    Le non-remplacement des fonctionnaires partant à la retraite se poursuit, selon une logique comptable tout à l'honneur de notre gouvernement: on ne supprime pas de postes où il y en a trop, mais partout où l'on peut.

La retraite du roussi

    L'école étant le plus gros vivier de fonctionnaires, c'est là qu'il faut pêcher, même si la baisse démographique (très relative, et déjà dépassée par les coupes antérieurs) prend fin, justement, en 2008.    Pas de doute, tout est fait pour l'école de la réussite de demain.

 


Le Mammouth Déchaîné vous souhaite de bonnes vacances (de postes)

Le Mammouth se déchaîne stéréo

De plus en plus veule, le velu Mammouth veut plaire à tous.
Après avoir expulsé la tonitruante musique d'accueil, il entend le lamento des e-lecteurs frustrés et leur propose un petit lecteur de musique pour relire ces pages en rythme.


La boutique s'étoffe

Citoyen modèle, le Mammouth relance la consommation. Notre boutique est de plus en plus riche
(et le Mammouth de moins en moins: rappelons qu'il ne touche rien sur les ventes)

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 22 mai 2007

Dark va dire ce qu'il nous veut

  
      

Le kôté obskur
de Dark-Os?
hrrr...hrrr...hrrr...hrrr...

Darcos d'hier et d'aujourd'hui

Un petit clic vaut mieux qu'une grande claque

Réseau Éducation Sans Frontières

Pétitions en ligne, et bien d'autres choses


Comme tout le monde!

Darcos, ministre de l'Éducation et de l'Identité nationale


Spécimen de future carte scolaire assouplie:

 

Darcos d'hier et d'aujourd'hui
(à lire en écoutant
le chant du retour)

   Le nouveau/pas-si-nouveau ministre signe un rapport (voir notre blog à part ) qu'il est peut-être utile d'éclairer, à la lumière des déclarations passées du même.    Contrairement à son président, qui n'a apparemment que quelques grands principes généraux (à la con) sur l'École (restauration de l'autorité, choix de l'établissement, fin de la carte scolaire, coup de boule aux chieurs...), le Sous-Commandant Dark-Os a des idées (à la con) très précises sur l'évolution du système, et tout particulièrement du Collège.

L'impatient anglais

     Quand le ministre envisage de redéfinir les obligations de service, a-t-il encore en tête ce modèle anglais qu'il vantait en janvier 2003 (interview à Libération)? Quel exemple, ce prof anglais, tour à tour / tout à la fois pion, assistante sociale, surveillant de cantine, et parfois prof!
     Quand il veut se pencher sur le temps de travail, songe-t-il toujours à l'allonger, comme il l'évoquait alors?

Le salaire recule: comment veux-tu, comment veux-tu...

    Lorsqu'il envisage l'augmentation de nos revenus (en régression depuis vingt-cinq ans, et particulièrement ces cinq dernières années, je le rappelle), là, pas de point d'interrogation: il est bien question de nous proposer (imposer?) de travailler davantage pour toucher le pognon qu'on nous refuse en nous plaignant! Cette compassion me va droit où je pense!     Et lorsque l'autonomie locale – académie, département, commune, établissement – est en programme, pense-t-il au recrutement à l'anglaise? En théorie, un cadre national, en réalité des contrats individuels intégrant toutes les dérogations possibles: adhésion contractuelle au projet local, acceptation par avance des tâches supplémentaires qui se présenteront, engagement signé d'accepter les remplacements (sans véritable limite), l'enseignement d'autres disciplines si nécessaire (et la nécessité, justement, se présente toujours), and so on.

     Il est question d'en finir avec les inspections – suggestion démago?... Vous avez tous vu le début du changement: les inspections collectives. La suite pourrait ressembler à ça: le Conseil d'administration remplacé par le "Board of governors " composé de représentants de l'Inspection académique, du Conseil municipal, du Conseil général ou régional, de parents d'élèves et, surtout, sans profs. Cet organe choisit les moyens de contrôle du travail, et le corps des Inspecteurs n'intervient que pour des "audits" pour la répartition nationale des enveloppes.
     Un rêve...


Darcos veut le vouvoiement:

Vous, ta gueule!


Toujours les mêmes clichés:

on nous ressort la carte à la crème


Darcos cartographe:

il va nous redessiner le portrait?

Résultat attendu de la suppression:

la crème à la carte


Table-ronde avec les syndicats,
ou
Darkozery au coin du peu?


Le programme d'augmentation des enseignants est remplacé par la semaine du micro-crédit

Nouveau service d'Orientation

Les syndicats à Dark-Os:
on vouvoie venir!


Maintenant, il n'est qu'amour et douceur
Doux avec le blanc, dur avec les couleurs

Minidou
il assouplit la carte scolaire

et il attendrit la viande
Je dis gnon !

 

 

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