Cartouche...

pouet
Merci d'être velu.

Grrr

...pan!
Couleuvres en gros... "Comment réussir sa vie",
par un con pleurnichard.
 

Sur cette page:

Instruire, oui, éduquer... puisqu'il le faut. Notre manifeste.
"Nous pensons que l'école est et demeure un lieu de travail, de culture et d'apprentissage (...)"

Instruire, c'est éduquer (et lycée de Versailles?)
"Plus elle s'occupe d'éduquer, moins l'école a de légitimité (...)"

Libéralisme = gnangnantisme. L'école du vide.
"(...) apprendre à apprendre, mais rien d'autre. Surtout, ne rien apprendre."

La "Cuculture", le nouveau concept de Finkielcrotte. (La dernière fois qu'on a pu l'écouter; après, ça s'est sérieusement gâté!)

Aux penseurs qui n'ont pas encore fini de penser du prêt à penser.
(Réaction agacée à une émission de France Cul du 16/11: "les vendredis de la philosophie" de B. Kriegel, sur l'école.)

Le râle des cavernes: la démocratie à l'école.
Édito de février 2002.

Pialardises. Vous ne nous aimez pas... on ne vous aime pas non plus. Avril 2003
Pour les lourds et leurs malentendus, réponse à quelques courriers accusateurs.


Instruire, oui;
éduquer… puisqu'il le faut.

Manifeste des PCF
(Profs en Colère Fouteurs de merde)

L'École d'aujourd'hui s'empêtre dans des problèmes qui semblent inextricables. Faute de donner du sens à notre institution, les réformes brouillent l'écoute et désorientent tous ses acteurs. Ainsi, l'École se décrédibilise elle-même.

Pourquoi ? Parce que personne ne veut vraiment que cela change Ceux qui sont "autorisés à réfléchir" sont prisonniers entre deux visions que l'on nous impose sans nous demander notre avis:

-   d'un côté, celle de l'école libérale développée en sous-main par Allègre, nègre de  Madelin;

- de l'autre, l'éducognangnantisme (ou Royalisme de Gauche), développé par de bonnes âmes (bien pensantes sans doute) qui polluent encore davantage un système trop perméable à la bonté.

Nous refusons cette dialectique, et optons volontairement pour une troisième voie.
Nous pensons que l'école est et demeure un lieu de travail, de culture et d'apprentissage dans lequel l'individu peut se former librement et indépendamment des forces de la socio-économie.

L'école est un facteur de progrès qui doit assurer l'accès à un bien-être librement choisi. Par conséquent, c'est elle qui doit influencer la société.
Les uns comme les autres ne doivent pas la transformer en une vieille caisse pour ranimer leur feu.
Si, comme nous, vous trouvez que ce discours, loin d'être réac' (contrairement à ce que, là aussi, on veut nous faire croire), est un véritable manifeste progressiste qui veut construire une société plus humaine et moins avilie aux forces de la mondialisation,
rejoignez-nous...

D.R.

Dicton de l'étudiant:

rien ne sert d'apprendre, il suffit de savoir.

(D'un visiteur.)


Enseigner la musique décale les sons.(Contrepèterie.)


Physique: les physiciens voient le monde conique.(c)


Mutations rectorales: les professeurs admirent le factum du nouveau recteur. (c)


D'un directeur de C.I.O.:

"Avant de les connaître, on se fait beaucoup d'illusions sur les gens qui dirigent..."


Après Mammouth, Continent!

    Que vont devenir les repères géographiques et historiques de nos élèves? C'est la question que l'on peut se poser avec la disparition successive de ces enseignes de la grande distribution: ils ont oublié les Mammouth, ils ne connaîtront plus les Continent!...
    Ces temples de la consommation, lieux de vie (tiens, cela me rappelle quelque chose, curieux, non ?) étaient en effet les deux seules notions connues par tous les élèves dans les programmes d'histoire-géo.
    Une fois encore le niveau baisse avec tous ces Carrefour (l'éducation routière plutôt que l'accord du participe passé?), Auchan (le centre aéré à la place de l'école?), Champion (le foot plutôt la géométrie?). Tout fiche le camp. Quand saurons-nous donner des signes forts et porteurs de sens à une jeunesse désorientée?!

Retour en haut de page: meuh tripotez la défense du mammouth.

Instruire, c'est éduquer.

L'école se partage entre ses deux missions: instruire et éduquer. Et la nécessité d'éduquer pour réussir à instruire semble de plus en plus criante, tant il est parfois difficile de transmettre des savoirs et des savoir-faire à des auditoires rétifs, ou tout simplement dissipés. Et donc s'impose l'idée que l'éducation doit primer sur l'enseignement, ne serait-ce que pour le rendre possible, et aussi pour faire face au décalage des aspirations des jeunes par rapport aux cadres de l'institution. Eh bien non! Elle est là, l'erreur d'analyse.
Plus elle s'occupe d'éduquer, moins l'école a de légitimité, car la légitimité d'un lieu d'enseignement, c'est l'enseignement.

"Éduquer... puisqu'il le faut": c'est une affaire de priorités; symboliquement, il est vital que la mission de l'école soit clairement identifiable. Pourquoi, comment les publics scolaires qui il y a peu s'adaptaient facilement à l'institution ont-ils soudain le besoin d'une école qui amuse, qui propose "une écoute", qui offre des activités annexes qui semblent le symbole d'un "respect de l'enfant" réputé jusqu'ici absent? La société (c'est à dire l'actuel discours officiel simpliste relayé par les média grand public: télé et magazines) a amplifié ce tableau d'une école inhumaine, inadaptée, et la demande, naïve ou démagogique, d'une école qui prendrait en charge les maux de la société et les maux (pardon, "le mal-être") individuels. Et ce discours, répercuté par l'école elle-même, est créateur de frustrations: on invite les élèves (pardon, les jeunes) et leurs familles nourries d'une pseudo psycho-pédagogie de grande-surface à espérer une liberté qui est en fait incompatible avec les impératifs d'un lieu de travail surpeuplé. Et la revendication est donc constante, car rarement satisfaite, et la transgression fréquente.
Ce ne sont pas les limites (pardon, "les interdits") qui créent la frustration, mais l'espoir illusoire de la liberté (mettez-y des guillemets, plutôt que d'entamer un colloque sur le vrai sens de la liberté).

L'éducation que peut donner l'école, c'est celle inhérente à ses spécificités. Ce ne peut en aucun cas être la copie de l'éducation familiale, ni un mauvais calque de la société. 500 personnes (ou 1000, ou ...) ne sont pas une famille; la promiscuité imposée d'une communauté de mineurs n'a rien à voir avec la vie en société. Et l'école peut avoir ses règles propres (comme tout lieu particulier), sans qu'on cherche à les calquer sur d'autres, et sans que cette particularité soit incompréhensible ou intolérable pour les élèves, si on ne leur fait pas miroiter le contraire. Il s'agit d'ailleurs d'un trait de la société: chaque lieu a ses règles propres liées à sa destination, voire à sa topographie. Cette éducation est transmise dans l'acte scolaire: l'enseignement/l'apprentissage. (Et cette éducation peut recouvrir celle donnée ailleurs, mais dans les formes propres au lieu de travail.)

En revanche l'école est propre à une chose, et ce mieux que tout autre lieu: la transmission du savoir.
Et instruire, c'est éduquer – mais vice n'est pas versa, éduquer n'est pas nécessairement instruire

B.B.

P.S.: ma femme, qui n'est pas la moitié d'un con (sans me vanter), me dit que c'est prise de tête. Tant pis.

   Retour en haut de page: re-meuh tripotez la défense du mammouth.

LIBÉRALISME = GNANGNANTISME

"Apprendre à apprendre", le grand leitmotiv de nos derniers ministres: le type même de la fausse bonne idée.

A priori, rien que du bon sens: apprendre à apprendre, voilà qui paraît on ne peut plus utile. Cette évidence nous est venue de deux côtés à la fois, notre allègre ministre et les "éducationnistes" de tous poils (ne visons aucun champion du monde de pédagogie, aucun syndicat, ni fédération de parents).

C'est la mise en œuvre qui s'avère moins rose (et même moins rouge!): apprendre à apprendre, mais rien d'autre. Surtout, ne rien apprendre. Et les deux camps se rejoignent: les gnangnans bêlants pour qui les élèves (pardon: les enfants) sont face à des programmes inhumains, et les libéralo-utilitaires poussant l'école vers la rentabilité à courte vue.

Et Allègre de nous asséner quelques sentences bien démago: les maths ne servent à rien, puisqu'il y a des calculatrices; la dissertation est un exercice périmé; l'anglais devra être enseigné comme une série de tâches pratiques; etc...
Et le public médusé d'applaudir à tant d'audace. Et en chacun se réveille le souvenir de l'équation vicieuse, de l'introduction absconse, ou du fastidieux verbe irrégulier.

Et le même discours s'applique à la formation des profs, honteusement savants, honteusement sous-pédagogues, et si loin de ces pauvres petits...

Comment expliquer, quand on n'a pas la parole, que le savoir, et surtout l'étendue des savoirs, est le but même d'un ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL, parce que la connaissance et la mise en perspective DES connaissances fondent l'esprit critique, la compréhension des faits neufs, la faculté d'analyse – bref, ce qu'on appelle vulgairement l'intelligence?...

Allègre libéral
(ou le gouvernement qu'il représentait, et qui est toujours là),
vous êtes sceptiques?
Allez voir là-bas... (Lien enfin actif!)

BB

   Retour en haut de page: re-re-meuh tripotez la défense du mammouth.

La "Cuculture", le nouveau concept de Finkielcrotte.

Pour les feignants de profs qui picolent dans des manifs en copulant avec d'autres feignants de profs, voici un condensé des meilleurs extraits. Pour les autres, nous avons reproduit son interview à l'Evénement Du Jeudi; c'est un peu lourdingue, un peu cucul (aussi!), mais pertinent. Et en plus, c'est pas chiant.

(À propos de la violence et du psychologisme qui confond comprendre et accepter):
"Il devrait être interdit de dissoudre les principes dans la compréhension."

(Dénigrement du rôle de l'école):
"Vous croyez que les jeunes des cités ont la moindre chance de devenir Michael Jordan ou Zinedine Zidane? On les encourage pourtant sans vergogne à s'identifier à ces champions, à voir en eux des modèles de réussite et d'intégration. La sélection à l'école est incomparablement moins cruelle que la sélection par le sport. La première est néanmoins stigmatisée, tandis que la seconde est valorisée à l'extrême."

(Fossé entre certains jeunes et école):
"Haine de la culture, mais aussi haine de l'institution. Et l'institution ou, du moins, ceux qui en ont la charge, donnent, hélas! l'exemple."

"On a barbouillé l'école d'une confiture psychologique écœurante et on en paie aujourd'hui les conséquences. Rien n'est fait pour décourager l'élève de penser qu'un professeur qui lui met une mauvaise note ne le respecte pas, ou qu’une appréciation négative est une humiliation. (...)
Désormais, la dissymétrie du rapport maître-élève tend à être considérée elle-même comme une forme d'irrespect. Et qu'est-ce que la violence qui inquiète si fort nos «respectueux» dirigeants? La réponse des jeunes au manque de respect dont les adultes font preuve envers eux en leur intimant le silence, ou en les obligeant à lire des livres qui les emmerdent."

(Les pov' profs...):
"Aujourd'hui, que dit-on au prof? Tais-toi. Fais parler les élèves ou fais-les pianoter devant un écran. Accueille les intervenants extérieurs bien plus marrants que toi et, surtout, travaille en équipe. Sois un bon gars coopératif. Bref, mets fin, pour l'amour des gamins, au règne de la parole professorale dans l'enseignement."

(Ouvrir l'école, gnagnagna...):
"La distinction entre espace privé et espace public s'estompe partout. Il n'y a plus de murs. Un monde sans murs n'est plus tout à fait un monde civilisé."

"Je crois en l'intégration. Et l'intégration, c'est d'abord l'entrée dans la langue. Or la transmission de la langue est en crise depuis que le professeur a été expulsé de son royaume. Il y a un lien évident entre cette crise de la transmission et la montée de la violence. Moins on a de mots à sa disposition, plus on cède à des dichotomies sommaires. Moins on parle, plus on frappe. Plus la langue se simplifie, plus les rapports humains deviennent brutaux."

 

   Retour en haut de page: re-re-re-meuh tripotez la défense du mammouth.

Aux penseurs qui n'ont pas encore fini de penser du prêt à penser
(réaction agacée à une émission de France Cul du 16/11: "les vendredis de la philosophie" de B. Kriegel, sur l'école)

Il faut croire que dans ce beau pays (rassurons-nous, c'est pareil ailleurs. BB), la règle soit de pouvoir dire tout et n'importe quoi surtout sur ce que l'on ne connaît pas. Déjà les nombreux ouvrages sur l'école qui accompagnaient la rentrée m'avaient particulièrement énervé. Écris par des sociologues cloîtrés dans des universités croulantes, des philosophes qui se targuent de connaître le système éducatif parce qu'il ont enseigné deux ans en lycée, ces études évoquent avec moult rhétorique savante le devenir de l'École. Mais là-dedans où sont les profs, les instits, ceux qui sur le terrain sont quotidiennement aux prises avec les problèmes et qui n'attendent pas que les penseurs autorisés à penser (comme disait on sait qui) déversent une connaissance (et non un savoir) qui ne fait qu'empiler concepts philosophico-politiques à la mode, solution à la "y a qu'à", et, sur le fond, critiquent systématiquement tout ce que, sur le terrain, de simples acteurs essaient de mettre en place.
Un peu de modestie, Messieurs, venez donc un peu vous rendre compte de ce qui s'y passe vraiment  dans cette école que vous fantasmez plus qu'autre chose. Vous comprendrez pourquoi votre verbiage est à mille lieues de la réalité. Sans vouloir paraphraser Finkielkraut (sur lequel il y aurait aussi beaucoup de choses à dire), c'est véritablement la défaite de la pensée, de l'analyse rationnelle et scientifique. Bref, tout un discours qui nous brouille l'écoute, qui, ajouté à celui des parents, rajoute encore un peu plus au malaise ambiant. L'enseignant de base n'est pas plus crétin que la moyenne. Si parfois son propos n'est pas très clair c'est peut-être que la situation ne l'est pas non plus (contrairement à ce qu'on nous fait croire), mais au moins il a la pratique quotidienne de ce dont il parle.

Que les charcutiers parlent de l'éducation à l'andouille pour tous, que les penseurs s'intéressent à la pensée, et qu'on laisse les enseignants enseigner et construire l'école qu'il jugent adéquate aux élèves qu'ils ont en face d'eux.

À  bon entendeur salut.

David.

   Retour en haut de page: re-re-re-re-meuh tripotez la défense du mammouth.

Le râle des cavernes: la démocratie à l'école.

Il est de bon ton dans la vulgate éducative ambiante de parler de démocratie à l'école, d'école démocratique, de citoyenneté scolaire… Traduction concrète: multiplication des expositions et projets citoyens aux vertus propagandistes dignes de l'Union Soviétique de la grande époque ; vas-y que je te forme les délégués de classe à une participation active à la vie lycéenne ou collégienne, pour transformer les établissements en lieu de vie, forum des temps modernes où se construit l'identité civique des hommes de demain… (je parle bien, non ? je pourrais presque être ministre — pouf, pouf—). (Tu pourrais surtout être commercial pour EDF, les ohms qui relient les ohms. Note du ouèBBmestre.)

Discours largement suffisant pour développer une agoraphobie intense. Pourtant bon nombre de moutons s'y laissent prendre.
Qu’est-ce qui se cache derrière cette démocratie de la cour d'école? Une volonté délibérée de la part des Forces du Mal (?) d'étendre leur emprise ? Bof.

Fainéantise et déficit intellectuel surtout de la part d'acteurs débordés par la situation et d'une société toute entière dominée par des classes moyennes flattées de toute part et avides d'une promotion rapide (quitte à écraser le voisin).

Quid de cette démocratie dont on nous parle ? Elle n'a pas grand-chose à voir avec l'idéal politique généreux qu'on lui attribue ordinairement. Ce n'est que l'expression des désirs et des vouloirs impérieux d'un groupe social en quête d'un avenir radieux et immédiat (voire rentable) (radieux car rentable. Ndo). Ce ne sont pas les familles les plus humbles qui réclament le plus, ni même les classes très aisées qui ont bien compris l'intérêt du brassage scolaire. Pour les uns comme pour les autres par fatalisme, l'avenir est (mal)heureusement tout tracé dans un système scolaire qui reproduit les inégalités.

Il reste donc ceux du milieu, tout juste sortis de la plèbe et qui réclament haut et fort des droits (à consommer essentiellement) forts éloignés des idéaux moraux et civiques dont ils se réclament. Par là, ils contribuent largement à l'éclatement d'une République dont tout le monde se fiche bien aujourd'hui.

Pourtant que de générosité dans la lutte contre la sélection sociale pour une éducation plus généreuse et plus attentive aux humbles. Résultat au bout de vingt ans: un indice: disparition des personnes issues d'un milieu social modeste à l'entrée aux grandes écoles. Les inégalités sont non seulement reproduites mais aggravées.
Sélection implicite donc qui résulte d'un discours clairement orienté vers un groupe social déterminé. L'oligarchie républicaine n'est plus là où elle se situait il y a quarante ans.

Sans aucun doute le problème posé reste celui de l'instrument à trouver pour remplacer le système de sélection scolaire actuel (qui n'est pas vraiment remis en cause pourtant par les principaux utilisateurs, qui pensent pourvoir largement en profiter). Question vaste qui ne trouvera de solution que dans la refonte totale du système scolaire, voire de l'ordre social dans son ensemble. Le point central reste le problème du rôle de l'État que l'Europe libérale entend largement mettre à plat.

Encore un sujet dont on ne parlera pas à la télévision… Allez savoir pourquoi ?

D.R.

   Retour en haut de page: re-re-re-re-re-meuh tripotez la défense du mammouth.

Pialardises

Vous ne nous aimez pas...
... on ne vous aime pas non plus.

    Bon décidément notre discours vous emmerde royalement, vous nous trouvez de parfaits exemples de l’endoctrinement du corps professoral français, des gens qui luttent contre la pensée unique et qui sont eux-mêmes de faibles penseurs, voire au contraire (dans une même idée sans que cela gêne) vous trouvez les échos de salles des profs peuplées de gens cons(servateurs), réacs, ou pire encore de ces profs qui, dans les conseils de classes, ne font que casser les élèves ... (j'en passe et des meilleures, on a tout reçu...) En vous proposant de dégonfler quelque peu votre tête de superpenseur, de sortir de votre tour d'ivoire, bref, de méditer le "je suis con, je ne le sais pas, mais c'est ce qui fait ma force" (version peut-être moderne du "je pense donc je suis") nous vous faisons part des idées suivantes :

     1/ Quant à la position conservatrice, idéologique et aveuglée du corps enseignant et que certains voient dans nos propos, elle relève d'une méconnaissance totale du milieu des enseignants. La preuve, nous, qui aurions à en croire certains cette position, on n'arrête pas de s'engueuler avec tous nos collègues et on est bien isolés.

    2/ Une lecture qui prête à quelqu'un une idéologie relève elle-même d'une idéologie. Peut-être êtes-vous un endoctriné qui s'ignore. Attitude qui nous rappelle celle de quelques uns de ces partis de tous les extrêmes (gauches) (dont, j'en suis sûr, vous vous dites très éloigné) qui refusent d'analyser la pensée d'autrui en prétextant que ledit autrui est conditionné. [Nous, de ces partis on en est proches, mais ils nous font bien chier quand même!]

    3/ Vous êtes certainement de gauche tendance socialiste, soit, mais voter PS est-ce vraiment de gauche ? [Si vous êtes de droite, passez au point suivant en recevant nos excuses] [Finalement non, on s'excuse pas, on ne vous aime pas.]

    4/ Si vous n'avez pas compris que le discours aimablement généreux de l'enseigner autrement n'est de gauche que dans les salles des profs, et est un moyen pour les libéraux de déréglementer (leur dada), lisez les productions de l'OMC sur l'éducation: les termes sont les mêmes, les buts sont destructeurs. Si vous ne comprenez pas ce que l'OMC a à voir avec l'éducation, vous êtes normal, mais mal informé sur ce qu'est devenue l'Europe depuis quinze ans.

    5/ Nous n'avons pas plus de sources d'informations que vous sur l'Éducation nationale, mais on se contente de ne pas mettre la tête dans le sable, d'écouter ce qui se dit, de voir ce qui se fait, de le relier avec ce que prévoient l'OCDE, l'OMC ou les rapports de l'Union Européenne (officine ultra-libérale pour ceux qui ne s'en sont pas aperçu) . On est moins étonné alors de certaines décisions. Vous pouvez toujours refuser d'exercer votre esprit critique et bêler avec tous ceux qui suivent le troupeau mais d'ici un an vous ne pourrez même plus le faire, ce sera trop tard [notez qu'après tout on n'a rien contre ceux qui disent rien et qui ne remplissent que leur tâche d'enseignement statutaire sans faire chier personne. C'est une forme de résistance passive, de désobéissance civique dont nous parlent peu les manuels d'éducation civique.]

    6/ Vous vous sentez outré par notre raidissement disciplinaire [bon, s'il vous plaît, restez sérieux...] qui renverrait aux oubliettes tout l'apprentissage éducatif qui vous semble si cher? Mieux vaut une tête moins pleine mais mieux faite? Ne niez pas votre désir inavoué d'avoir l'agrégation comme cela, vous vous faites du mal. Ne confondez pas non plus élevage et construction de l'esprit critique. On ne peut critiquer que lorsqu'on a des éléments pour exercer son esprit.

    7/ Si vous voulez le fond de notre pensée, il nous semble que, vu d'en bas, depuis bien longtemps aucun ministre de gauche comme de droite n'a eu une véritable réflexion sur l'Éducation nationale. Les différentes politiques mises en place depuis le milieu des années 80 n'ont d'autre vocation que celle de gérer un ministère au moindre coût. C'est d'abord contre ça qu'on réagit [et non contre une éventuelle idéologie qu'on finirait même par accepter —avec des limites tout de même— si elle était clairement affichée].

    8/ Si, enfin, vous êtes toujours outrés [voire encore plus depuis ce que vous venez de lire], n'auriez vous pas quelques intérêts dans les orientations qui se dessinent ? Vous détenez peut-être un détachement dans l'action culturelle, à l'IUFM, dans une des ces multiples associations qui vont transfigurer l'engagement de nos élèves, ou bien ailleurs encore..., dans tous ces endroits où, quelque part, reconnaissez-le, vous vous fuyez vous mêmes ...

    9/ Si vous êtes Alain Madelin, on vous emmerde.

DR (+ BB)   

   Retour en haut de page: re-re-re-re-re-meuh tripotez la défense du mammouth.


Le Mammouth Déchaîné sponsorise:
attention, ces groupes contiennent des morceaux entiers d'amis du Mammouth


Pretext,
rock-band de potes.

Xerock,
groupe de musique pop-rock (et autres).